L’armée israélienne a annoncé vendredi que la pause humanitaire locale dans les combats ne s’appliquerait pas à la ville de Gaza, qualifiée de « zone de combat dangereuse ». Cette décision marque un durcissement dans la conduite de l’offensive israélienne, alors que la guerre se poursuit depuis près de deux ans.
Selon l’état-major, les trêves humanitaires partielles mises en place pour permettre l’acheminement de l’aide et l’évacuation de civils resteront en vigueur ailleurs dans l’enclave palestinienne, mais la ville de Gaza continuera de faire l’objet d’opérations militaires actives.
La veille, le cabinet de sécurité israélien avait approuvé un plan visant à prendre le contrôle de la ville, ce qui élargit le champ des opérations sur le territoire palestinien déjà dévasté par des mois de bombardements et de combats. Cette stratégie a suscité de vives critiques, aussi bien à l’étranger que dans une partie de l’opinion publique israélienne, inquiète de l’enlisement du conflit.
La ville de Gaza, densément peuplée et largement détruite, reste au cœur des affrontements entre les forces israéliennes et les groupes armés palestiniens. L’exclusion de cette zone de toute trêve risque d’aggraver la situation humanitaire, déjà jugée catastrophique par les organisations internationales.
Cette décision illustre la volonté du gouvernement israélien de maintenir une pression militaire maximale dans ce secteur stratégique, malgré les appels croissants en faveur d’un cessez-le-feu global et durable.