L’Ukraine et la Russie ont entamé jeudi à Abou Dhabi une deuxième journée de pourparlers de paix sous médiation américaine, dans le but de mettre fin au conflit le plus destructeur en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Les deux parties ont qualifié la première journée de discussions de « productive » et « positive », selon des déclarations concordantes de Kiev et de Moscou.
Ces discussions trilatérales rassemblent des délégations ukrainienne, russe et américaine, avec la participation d’émissaires de haut niveau. Les États-Unis cherchent à faire pression en faveur d’un compromis, alors que la guerre se poursuit sur le terrain et continue de faire de lourdes victimes humaines et matérielles.
Malgré ce climat décrit comme constructif, des divergences majeures subsistent. La Russie exige que l’Ukraine cède des territoires dans la région orientale de Donetsk, une condition que Kiev rejette catégoriquement, affirmant qu’aucune concession territoriale n’est envisageable.
Les autorités ukrainiennes soulignent que toute solution devra respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays, tandis que Moscou campe sur ses positions concernant les régions qu’elle revendique. Cette impasse territoriale demeure le principal obstacle à un accord global.
Les États-Unis, qui jouent un rôle central de médiateur, espèrent néanmoins maintenir la dynamique des échanges et encourager des avancées progressives sur des sujets concrets, afin de réduire les risques d’escalade et de poser les bases d’un éventuel cessez-le-feu.
La poursuite de ces discussions à Abou Dhabi est suivie de près par la communauté internationale, alors que le conflit en Ukraine continue de peser lourdement sur la sécurité européenne et les équilibres géopolitiques mondiaux.