De hauts responsables militaires américains et israéliens se sont rencontrés vendredi au Pentagone, dans un contexte de montée des tensions avec l’Iran, ont indiqué dimanche à Reuters deux responsables américains s’exprimant sous couvert d’anonymat. Cette réunion, qui n’avait pas été rendue publique jusqu’ici, intervient alors que la situation sécuritaire au Moyen-Orient demeure particulièrement volatile.
Les discussions ont eu lieu entre le général américain Dan Caine, chef d’état-major des armées des États-Unis, et son homologue israélien Eyal Zamir. Aucun détail n’a été communiqué sur le contenu de ces échanges à huis clos, laissant planer des interrogations sur leur portée exacte et les scénarios évoqués.
Cette rencontre survient alors que les États-Unis ont renforcé leur présence navale et leurs systèmes de défense aérienne dans la région. Le président Donald Trump a, à plusieurs reprises, menacé l’Iran, cherchant à accroître la pression sur Téhéran pour l’amener à négocier. En réponse, les dirigeants iraniens ont averti dimanche qu’une attaque américaine déclencherait un conflit régional.
Du côté israélien, la vigilance semble également de mise. Le ministre de la Défense Israel Katz a rencontré dimanche le général Zamir après son retour de Washington, selon un communiqué de son bureau. Les deux hommes ont examiné la situation régionale et le niveau de préparation opérationnelle de l’armée israélienne face à « tous les scénarios possibles ».
Israël considère l’Iran comme sa principale menace stratégique, en raison notamment du programme nucléaire iranien et du soutien de Téhéran à des groupes armés hostiles à l’État hébreu dans la région. Les contacts étroits entre responsables militaires israéliens et américains témoignent de la coordination entre les deux alliés sur ces dossiers sensibles.
Si aucun élément concret n’a filtré sur les décisions prises lors de cette réunion au Pentagone, sa tenue illustre l’intensification des consultations militaires à haut niveau dans un climat de fortes incertitudes. Elle souligne également la crainte d’une escalade rapide si les tensions actuelles entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran venaient à se transformer en confrontation ouverte.