Téhéran brandit la menace de représailles contre les intérêts américains dans la région
Téhéran brandit la menace de représailles contre les intérêts américains dans la région

Un religieux iranien influent a averti vendredi que l’Iran pourrait cibler des investissements liés aux États-Unis au Moyen-Orient en cas d’attaque américaine contre la République islamique. Cette mise en garde intervient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran, marqué par des déclarations fermes du président américain Donald Trump.

S’exprimant lors de la prière du vendredi à Téhéran devant une foule nombreuse, Mohammad Javad Haj Ali Akbari a affirmé que les investissements américains dans la région se trouvaient « sous la surveillance » des missiles iraniens. Il n’a toutefois pas précisé quels projets ou infrastructures seraient concernés par d’éventuelles représailles.

Cette déclaration fait suite aux propos tenus jeudi par Donald Trump, qui a évoqué l’envoi d’une « armada » américaine vers l’Iran, tout en disant espérer ne pas avoir à l’utiliser. Le président américain a simultanément renouvelé ses avertissements à Téhéran, l’exhortant à cesser la répression contre les manifestants et à ne pas reprendre son programme nucléaire.

Sur le plan intérieur, les autorités iraniennes ont également réagi à certaines affirmations venues de Washington. Le procureur général iranien, Mohammad Movahedi, a démenti les déclarations de Trump selon lesquelles l’Iran aurait annulé 800 exécutions de personnes arrêtées lors des récentes manifestations. Il a qualifié ces propos de « totalement faux », assurant qu’aucune décision de ce type n’avait été prise par le pouvoir judiciaire.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait déclaré la semaine précédente que l’Iran n’avait « absolument aucun plan de pendaison », répondant aux accusations occidentales concernant la répression des protestations antigouvernementales.

Parallèlement, la situation en Iran doit faire l’objet d’un examen international accru. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies tient une session d’urgence consacrée aux violences signalées contre les manifestants, tandis que plusieurs États appellent à la documentation des exactions présumées en vue de poursuites judiciaires futures.

Des organisations de défense des droits humains affirment que les troubles récents ont fait des milliers de morts, y compris parmi des passants, constituant l’un des défis les plus sérieux pour le pouvoir clérical iranien depuis plusieurs années. Dans ce climat tendu, les déclarations belliqueuses de part et d’autre alimentent les craintes d’une nouvelle escalade régionale.

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