L’UNICEF a appelé les États à criminaliser la création et la diffusion de contenus générés par l’intelligence artificielle représentant des abus sexuels sur des enfants, alertant sur l’ampleur croissante de ce phénomène et ses conséquences graves pour les victimes.
Selon l’agence des Nations unies, le Royaume-Uni s’apprête à devenir le premier pays à rendre illégale l’utilisation de l’IA pour produire des images pédopornographiques. Cette initiative est présentée comme une étape majeure face à l’essor des technologies capables de créer des images hyperréalistes à partir de simples photographies.
L’UNICEF affirme que près de 1,2 million d’enfants ont déjà indiqué que leurs images avaient été manipulées pour être transformées en deepfakes à caractère sexuel explicite. Même en l’absence d’abus physiques, l’organisation souligne que ces contenus provoquent des traumatismes durables et constituent une forme d’exploitation sexuelle à part entière.
L’agence insiste également sur la responsabilité des entreprises du numérique. Elle les exhorte à mettre en place des outils plus efficaces pour détecter, bloquer et supprimer les contenus pédopornographiques générés par l’IA, ainsi qu’à renforcer les mécanismes de signalement et de coopération avec les autorités.
Pour l’UNICEF, les cadres juridiques actuels sont souvent inadaptés aux nouvelles technologies, laissant des zones grises exploitées par des réseaux criminels. L’organisation appelle donc à une harmonisation des législations nationales afin de garantir une protection équivalente des enfants, quel que soit le pays.
Cette prise de position intervient alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle se diffuse rapidement dans de nombreux secteurs. L’UNICEF estime que sans action ferme et coordonnée, ces outils risquent d’amplifier l’exploitation sexuelle des mineurs à une échelle sans précédent, rendant urgente une réponse politique, juridique et technologique globale.