Le Kremlin a rejeté jeudi les affirmations émanant de médias occidentaux et de responsables politiques selon lesquelles le défunt financier américain Jeffrey Epstein aurait été un agent, ou lié, aux services de renseignement russes. Moscou a qualifié ces accusations de non étayées et a déclaré ne pas vouloir « perdre de temps » à y répondre.
Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Kremlin a dénoncé des spéculations sans preuves, estimant qu’elles relevaient davantage de la désinformation que d’une analyse fondée sur des faits. Les autorités russes ont insisté sur l’absence totale d’éléments concrets établissant un lien entre Epstein et les services de renseignement de la Russie.
Ces déclarations interviennent après que le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé mardi que Varsovie allait lancer une enquête sur d’éventuelles connexions entre Epstein et les services russes, ainsi que sur les conséquences potentielles pour la Pologne. Cette initiative a ravivé les spéculations autour des réseaux et des relations internationales du financier.
Les accusations se fondent sur des documents et témoignages rendus publics récemment, à la suite de la publication par les autorités américaines de nouvelles archives liées à l’affaire Epstein. Ces révélations ont suscité une vague de réactions et d’enquêtes dans plusieurs pays, sans toutefois établir de lien avéré avec Moscou.
Le Kremlin a rappelé que le nom d’Epstein avait été associé à de nombreuses personnalités politiques, économiques et académiques à travers le monde, soulignant que cette multiplicité de contacts ne constituait pas en soi une preuve d’activités d’espionnage ou de collaboration avec un État.
Dans un contexte de tensions persistantes entre la Russie et les pays occidentaux, Moscou estime que ce type d’accusations s’inscrit dans une dynamique de confrontation politique et médiatique. Les autorités russes affirment rester concentrées sur leurs priorités diplomatiques et sécuritaires, sans commenter davantage ce qu’elles considèrent comme des allégations infondées.