La police norvégienne a annoncé l’ouverture d’une enquête visant Thorbjørn Jagland, ancien Premier ministre et ex-président du comité Nobel norvégien, à la suite de nouvelles révélations issues des dossiers liés au financier américain déchu Jeffrey Epstein. Les faits examinés portent sur des soupçons de corruption aggravée.
L’enquête a été confiée à Økokrim, l’unité spécialisée de la police norvégienne chargée de la criminalité économique et financière. Dans un communiqué, celle-ci a indiqué que sa décision reposait sur des informations contenues dans des documents récemment rendus publics par les autorités américaines.
Ces documents, issus d’enquêtes menées aux États-Unis après la mort d’Epstein, contiennent de nombreux échanges, données et éléments financiers impliquant des personnalités politiques, économiques et institutionnelles à travers le monde. Les autorités norvégiennes n’ont pas précisé la nature exacte des faits reprochés à Jagland, ni le calendrier de la procédure.
Thorbjørn Jagland, figure majeure de la vie politique norvégienne pendant plusieurs décennies, a également occupé le poste de secrétaire général du Conseil de l’Europe. Il a présidé le comité Nobel norvégien entre 2009 et 2015, période durant laquelle il a supervisé l’attribution du prix Nobel de la paix à plusieurs reprises.
Aucune mise en examen n’a été annoncée à ce stade, et Økokrim a souligné que l’enquête en était à ses débuts. Les enquêteurs cherchent à déterminer si des infractions pénales ont été commises et si un lien direct peut être établi entre Jagland et les activités illégales attribuées à Epstein.
Cette affaire s’inscrit dans une vague plus large de répercussions internationales provoquées par la publication massive de documents judiciaires américains liés à Epstein. Plusieurs pays européens ont lancé ou envisagent des enquêtes similaires, alors que la pression s’intensifie pour faire toute la lumière sur les réseaux d’influence et les éventuelles complicités ayant entouré le financier américain pendant des années.