La Nouvelle-Zélande a célébré vendredi sa fête nationale par un appel appuyé à la reconnaissance des droits des Maoris et au maintien de l’unité nationale, à l’occasion de l’anniversaire de la signature du traité de Waitangi. Le Premier ministre Christopher Luxon a souligné la nécessité pour le pays de poursuivre son évolution tout en veillant à renforcer la cohésion entre ses différentes communautés.
Des centaines de personnes se sont rassemblées à l’aube près du site historique de Waitangi, dans la baie des Îles, au nord du pays, pour les cérémonies officielles. Comme le veut la tradition, des représentants de tribus maories sont arrivés par la mer à bord de waka, les canoës ancestraux, dans un moment hautement symbolique pour la nation.
Dans son discours, Christopher Luxon a insisté sur l’importance d’autonomiser les Maoris, peuple autochtone du pays, en respectant l’esprit et les engagements du traité fondateur. Il a affirmé que la reconnaissance des injustices passées et l’amélioration des conditions sociales et économiques des Maoris étaient compatibles avec la préservation d’une identité nationale partagée.
La journée a également été marquée par des manifestations et des prises de parole critiques à l’égard du gouvernement. À Wellington et dans d’autres villes, des militants ont appelé les autorités à mieux honorer le traité de Waitangi, estimant que ses principes restent insuffisamment appliqués dans les politiques publiques actuelles.
Le traité, signé en 1840 entre la Couronne britannique et des chefs maoris, demeure un texte central mais controversé de la vie politique néo-zélandaise. Il est régulièrement au cœur de débats sur la souveraineté, la restitution des terres et la place des Maoris dans les institutions.
Dans un contexte de discussions parfois tendues sur l’identité et l’histoire du pays, les célébrations de la fête nationale ont rappelé les défis persistants auxquels est confrontée la Nouvelle-Zélande. Le gouvernement affirme vouloir trouver un équilibre entre la reconnaissance des droits des peuples autochtones et la consolidation de l’unité nationale, un objectif qui reste au centre du débat public.