Affrontements à Tirana après des accusations de corruption visant la vice-Première ministre (AP)
Affrontements à Tirana après des accusations de corruption visant la vice-Première ministre (AP)

Des affrontements ont éclaté vendredi à Tirana entre la police et des manifestants de l’opposition réclamant la démission du gouvernement albanais, sur fond d’allégations de corruption visant la vice-Première ministre Belinda Balluku.

Selon les autorités, des manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des feux d’artifice en direction du bureau du Premier ministre Edi Rama. La police a répondu par des tirs de gaz lacrymogènes et l’usage de canons à eau pour disperser la foule.

La crise politique s’est intensifiée depuis décembre, après l’inculpation de Belinda Balluku par une unité spéciale du parquet pour ingérence présumée dans des appels d’offres publics liés à de grands projets d’infrastructure. Elle est accusée d’avoir favorisé certaines entreprises, ce qu’elle nie.

Un tribunal anticorruption a suspendu la vice-Première ministre de ses fonctions. Le parquet spécial a demandé au Parlement de lever son immunité afin de permettre son arrestation, une décision qui pourrait encore accroître les tensions.

Des milliers de partisans du Parti démocrate d’opposition ont défilé dans la capitale, scandant des slogans hostiles au gouvernement. Leur chef, Sali Berisha, a déclaré que « les jours d’Edi Rama sont comptés ».

Ces événements illustrent la fragilité du climat politique en Albanie, où les accusations de corruption et les rivalités partisanes alimentent régulièrement des mobilisations de rue, dans un contexte où le pays cherche à préserver sa crédibilité institutionnelle et ses ambitions européennes.

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