Une trentaine de pays se réuniront jeudi pour discuter des garanties de sécurité post-guerre pour l’Ukraine @AP
Une trentaine de pays se réuniront jeudi pour discuter des garanties de sécurité post-guerre pour l’Ukraine @AP

La France accueillera jeudi une réunion, en grande partie virtuelle, rassemblant une trentaine de pays afin de définir leur soutien sécuritaire futur à l’Ukraine, une fois la paix conclue avec la Russie. L’Élysée a précisé lundi que cette rencontre visait également à dénoncer « le refus persistant » de Moscou d’engager des négociations.

« À la suite de la réunion tenue entre Européens et Américains à Washington le 18 août, les chefs d’État et de gouvernement discuteront des travaux menés ces dernières semaines sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine et feront le point sur les conséquences du refus de la Russie de faire la paix », a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Cette « coalition des volontaires », mise en place par la France et le Royaume-Uni en février, travaille depuis plusieurs mois à l’élaboration de plans militaires visant à assurer la protection de l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu. L’objectif est de décourager toute nouvelle offensive russe en dotant Kiev de moyens de défense renforcés et d’un cadre de sécurité robuste.

Cependant, ces discussions ont ralenti ces derniers mois, nombre de gouvernements européens estimant qu’un rôle militaire significatif en Ukraine ou à ses frontières ne pourrait être envisagé sans un engagement sécuritaire clair des États-Unis. Le président Emmanuel Macron insiste néanmoins sur la nécessité de renforcer l’armée ukrainienne et d’instaurer une « force de réassurance » pour stabiliser durablement la région.

Cette nouvelle réunion illustre la volonté des alliés de Kiev de préparer l’après-guerre, malgré l’absence de perspective immédiate de règlement du conflit. Elle vise aussi à maintenir la pression diplomatique sur Moscou, accusée de prolonger les hostilités et de refuser tout compromis.

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