Mobilisation du 2 décembre en France, transports et services publics engagés
Mobilisation du 2 décembre en France, transports et services publics engagés

La journée du 2 décembre s’annonce tendue dans une bonne partie du pays, où l’appel à la grève interprofessionnelle lancé par plusieurs organisations syndicales devrait provoquer des perturbations visibles dès le début de matinée. L’intersyndicale, rassemblant notamment la CGT, la FSU et Solidaires, entend maintenir une forte pression autour du budget 2026, jugé défavorable aux salariés et aux agents publics. Ce rendez-vous national, pensé comme une démonstration de force, mobilise d’ores et déjà les réseaux de transports, les écoles et l’ensemble des services publics, tandis que les syndicats appellent également les retraités, les demandeurs d’emploi et les jeunes à rejoindre la contestation. Dans les grandes villes comme dans les centres administratifs plus modestes, la journée s’annonce comme un test de la capacité du mouvement social à peser sur le débat budgétaire.

Des transports ralentis et un trafic fortement perturbé

Dans les réseaux urbains, les syndicats invitent les usagers à anticiper leurs déplacements, les perturbations devant affecter aussi bien la circulation automobile que les transports en commun. À la RATP, un préavis couvrant la période allant de lundi soir à mercredi matin laisse présager un service amoindri sur une large partie du métro, du bus et du tramway. Les lignes les plus fréquentées pourraient être touchées par des fréquences réduites ou des interruptions partielles, tandis que certaines dessertes périphériques risquent de fonctionner au ralenti. Le réseau ferroviaire national se prépare également à une journée difficile, la CGT Cheminots évoquant des suppressions de trains et des retards potentiels. Les prévisions précises doivent être communiquées à la veille du mouvement, mais les syndicats anticipent déjà des répercussions importantes sur les trajets domicile travail. Le secteur aérien n’est pas épargné, même si l’appel à la grève y demeure limité. Deux syndicats minoritaires de pilotes d’Air France annoncent leur participation pour dénoncer des suppressions de postes, ce qui pourrait entraîner un nombre restreint de perturbations sur quelques vols. En parallèle, certaines villes préparent des rassemblements dans leurs centres urbains, comme Bordeaux, Lens, La Rochelle, Dijon, Douai, Rouen ou Le Havre, une concentration qui risque d’alourdir ponctuellement la circulation et d’affecter l’accès aux transports. Les mairies et unions départementales doivent préciser les lieux et horaires des cortèges dans les heures précédant la mobilisation.

Écoles, crèches et administrations à fonctionnement réduit

Le secteur éducatif devrait figurer parmi les plus mobilisés, ce qui annonce une multitude de situations variables selon les établissements. De nombreuses écoles s’attendent à des absences d’enseignants, avec des classes fermées et une organisation parfois minimale lorsque le personnel non gréviste ne suffit pas à accueillir l’ensemble des élèves. Le service minimum d’accueil ne pourra pas être assuré partout, certaines communes prévoyant déjà une fermeture totale de plusieurs écoles. Les cantines, les accueils périscolaires et les activités du soir devraient connaître le même type de perturbations, avec des communes contraintes de revoir leur organisation au dernier moment. Les syndicats mettent en avant les milliers de suppressions de postes annoncées dans le secondaire et les réductions d’effectifs dans le primaire, un point de crispation majeur à l’origine de la mobilisation. Les crèches municipales seront également concernées, certaines collectivités confirmant que le manque de personnel rendra impossible leur ouverture normale. De nombreuses familles devront ainsi trouver des solutions alternatives, les capacités d’accueil risquant d’être nettement inférieures à la demande habituelle. Dans les administrations publiques, la grève pourrait perturber l’accueil des usagers, les préavis touchant aussi bien la fonction publique d’État que la fonction territoriale. Des guichets devraient rester fermés, et certains rendez-vous, notamment ceux liés aux titres d’identité, pourraient être reportés. Les établissements de santé se préparent eux aussi à une journée particulière : un service minimum est prévu dans plusieurs hôpitaux, où seuls les agents non-grévistes assureront l’activité indispensable. Les effets de cette mobilisation devraient se faire sentir jusqu’en fin de journée, avec un retour à la normale attendu progressivement le lendemain.

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