La Marine nationale a procédé, en haute mer au large de la Polynésie française, à la saisie de 2,4 tonnes de cocaïne à bord d’un navire battant pavillon étranger. L’opération, menée jeudi 12 février, a mobilisé un bâtiment de la Marine appuyé par un avion Falcon Gardian, dans le cadre d’une coopération avec les États-Unis, la gendarmerie et l’Office français anti-stupéfiants.
Au total, 100 ballots ont été découverts lors du contrôle, portant à près de 12 tonnes la quantité de cocaïne interceptée en un mois dans les eaux polynésiennes. Ces saisies s’ajoutent à plusieurs opérations récentes, dont trois interceptions massives sur des navires, ainsi qu’une découverte de 473 kg dans un conteneur au port de Papeete.
Une route stratégique entre l’Amérique latine et l’Australie
Selon les autorités, ces cargaisons ne visent pas la Polynésie française, mais empruntent ses eaux comme zone de transit depuis les pays producteurs d’Amérique latine vers les marchés du Pacifique, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les autorités françaises soulignent ainsi le rôle croissant de la zone dans les routes internationales du narcotrafic.
Comme lors des opérations précédentes, la drogue a été détruite en mer. Le navire et son équipage ont été autorisés à reprendre leur route, l’État du pavillon ayant refusé de céder sa compétence juridictionnelle à la France. Le parquet de Papeete privilégie, de son côté, le traitement des dossiers ayant un impact direct sur le territoire, laissant les suites judiciaires aux pays concernés.