Groenland – Keir Starmer plaide pour l’apaisement afin d’éviter une guerre commerciale avec Washington
Groenland – Keir Starmer plaide pour l’apaisement afin d’éviter une guerre commerciale avec Washington

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé lundi à des discussions apaisées avec les États-Unis pour éviter une escalade commerciale autour du Groenland, exhortant le président américain Donald Trump à préserver les alliances, notamment au sein de l’OTAN, plutôt que de les fragiliser.

Keir Starmer a cherché à désamorcer la polémique après les menaces de Donald Trump d’imposer des droits de douane sur les importations en provenance de la Grande-Bretagne et de sept autres pays, si Washington n’était pas autorisé à acheter le Groenland. Il a pratiquement exclu toute riposte tarifaire immédiate de Londres, privilégiant une approche diplomatique pour empêcher une détérioration des relations économiques.

Lors d’une conférence de presse, le chef du gouvernement britannique a défendu une ligne qu’il a qualifiée de « pragmatique mais pas passive », affirmant que l’usage de droits de douane contre des alliés n’était pas justifié. Il a rappelé avoir indiqué à Donald Trump que de telles mesures nuiraient avant tout aux ménages, déjà confrontés à la hausse du coût de la vie.

Starmer a précisé avoir expliqué au président américain que les forces envoyées récemment au Groenland par plusieurs pays alliés avaient pour objectif d’évaluer et de gérer des risques sécuritaires, notamment liés à la Russie. Selon lui, ce point doit désormais être « parfaitement clair », afin d’éviter toute interprétation erronée des intentions européennes et britanniques.

Le Premier ministre a également souligné que la stratégie britannique différerait de celle de l’Union européenne, qui étudie des mesures de rétorsion commerciales, dont un possible paquet de droits de douane sur des dizaines de milliards d’euros d’importations américaines. Londres, a-t-il insisté, souhaite avant tout préserver une relation étroite avec Washington, jugée cruciale pour la sécurité, le renseignement et la défense du Royaume-Uni.

Keir Starmer a mis en garde contre le risque d’une « spirale descendante » tant sur le plan économique que politique si la situation devait dégénérer, tout en affirmant que le Royaume-Uni ne renoncerait ni à ses principes ni à ses valeurs. Interrogé sur la possibilité d’une action militaire américaine, il a dit ne pas y croire, estimant que le différend autour du Groenland « peut et doit être résolu par un dialogue apaisé ».

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