La police ougandaise ouvre une enquête sur des accusations de violences contre des partisans de l’opposition (AP)
La police ougandaise ouvre une enquête sur des accusations de violences contre des partisans de l’opposition (AP)

La police nationale ougandaise a annoncé qu’elle allait enquêter sur des allégations selon lesquelles des agents auraient agressé le candidat d’opposition Bobi Wine ainsi que plusieurs de ses partisans lors d’un rassemblement de campagne avant l’élection présidentielle prévue le mois prochain. Wine, 43 ans, star de la pop devenue figure politique majeure, a affirmé sur X avoir été frappé au visage avec une canne, tandis que d’autres participants auraient été hospitalisés après avoir été battus lors de l’événement organisé à Gulu, dans le nord du pays.

Ces accusations interviennent dans un climat politique tendu, marqué par une recrudescence de confrontations entre les forces de sécurité et les partisans de l’opposition. Wine défie une nouvelle fois le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quatre décennies. Ses déclarations ont ravivé les inquiétudes de groupes de défense des droits humains, qui dénoncent régulièrement l’usage excessif de la force pendant les périodes électorales en Ouganda.

La police affirme vouloir clarifier les faits et déterminer d’éventuelles responsabilités, tandis que les partisans de Wine appellent à une enquête indépendante, craignant que les violences ne se multiplient à mesure que la campagne s’intensifie.

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