"Vous étiez nos protégés et vous l’êtes toujours." Jacques et Jessica Moretti écrivent une lettre à leurs employés. (Capture d'écran BFMTV)
"Vous étiez nos protégés et vous l’êtes toujours." Jacques et Jessica Moretti écrivent une lettre à leurs employés. (Capture d'écran BFMTV)

À la suite de l’incendie tragique qui a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana la nuit du 31 décembre au 1ᵉʳ janvier 2026, entraînant la mort de 41 personnes et faisant plus d’une centaine de blessés, les co-propriétaires Jacques Moretti et Jessica Moretti se sont exprimés publiquement.

Dans une lettre datée du 4 février 2026, les époux Moretti expliquent leur long silence et adressent leur soutien aux victimes et à leurs familles. Ils déclarent avoir été contraints au silence par le cadre de l’enquête, mais souhaitent désormais apaiser la douleur collective et rétablir certains faits.

« Nous portons cette responsabilité sans chercher d’aucune façon à nous déporter sur vous.« 

Les co-gérants s’adressent directement aux salariés décédés, notamment Cyane Panine, Stefan Ivanovic et Matéo Lesguer, affirmant porter le deuil de ceux qui « ne sont plus là, dans un chagrin immense ». Ils insistent sur la responsabilité partagée : « Vous étiez nos protégés et vous l’êtes toujours. Nous portons cette responsabilité sans chercher d’aucune façon à nous déporter sur vous. »

Le couple réagit également aux « mensonges » circulant dans la presse, en particulier les accusations selon lesquelles ils auraient quitté les lieux en emportant la caisse. Dans la lettre, Jessica Moretti et Jacques Moretti assurent qu’ils étaient encore sur place, tentant d’aider certains employés et clients, et qu’ils continueront à coopérer pleinement avec la justice.

Depuis le début de l’année 2026, Jacques Moretti a été placé en détention provisoire avant d’être libéré sous caution avec mesures de surveillance. L’enquête pour homicide par négligence et blessures involontaires se poursuit, tandis que la communauté internationale suit de près cette tragédie, qui a relancé le débat sur la sécurité dans les établissements festifs et l’organisation des évacuations.

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