Frappé par six mois de catastrophes en série, le département de l'Aude réclame une aide d'urgence à l'État
Frappé par six mois de catastrophes en série, le département de l'Aude réclame une aide d'urgence à l'État

Mégafeu, inondations, tempête : en moins d’un semestre, l’Aude a encaissé une succession d’épisodes climatiques exceptionnels qui ont épuisé ses capacités financières. Dans une lettre adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu et rendue publique mardi, la présidente socialiste du département, Hélène Sandragné, tire « le signal d’alarme » : sans intervention de l’État, « c’est tout un territoire que la République laisserait à l’abandon ».

Le bilan est lourd. L’incendie des Corbières, en août 2025, a ravagé quelque 16 000 hectares sur 17 communes, le sinistre le plus étendu en France depuis un demi-siècle. Les pluies torrentielles de janvier 2026 ont conduit à la reconnaissance en état de catastrophe naturelle de 53 communes, dont Narbonne. La tempête Nils, en février, a à elle seule généré 3,5 millions d’euros de travaux imprévus sur le seul réseau routier départemental.

Des dégâts hors cadre juridique

Les destructions causées par les vents violents restent pour leur part exclues du dispositif de reconnaissance de catastrophe naturelle, privant les communes d’une partie des mécanismes de compensation. À La Redorte-en-Minervois, le maire a dû mobiliser plus de 200 000 euros pour gérer la chute de quelque 800 arbres sur sa seule commune.

Hélène Sandragné réclame une dotation spéciale destinée au département, aux communes et aux intercommunalités, estimant qu’un « accompagnement financier majeur » conditionne désormais la capacité du territoire à se relever.

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