Prison avec sursis pour le directeur de l’information de CNews, condamné pour violences sur ses enfants. (DR)
Prison avec sursis pour le directeur de l’information de CNews, condamné pour violences sur ses enfants. (DR)

Le scandale vient d’être révélé par Médiapart. Le directeur de l’information de CNews, Thomas Bauder, a été condamné en décembre dernier pour violences sur ses trois enfants. Le tribunal correctionnel a prononcé une peine de quatre mois de prison avec sursis pour des faits survenus entre 2017 et 2023, incluant des violences physiques et des propos jugés humiliants à l’égard de ses enfants. Face à cette décision, Thomas Bauder a fait appel, contestant les accusations tout en rappelant sa présomption d’innocence.

Thomas Bauder conteste avoir martyrisé ses enfants

Lors de l’audience publique tenue en septembre 2025, les enfants ont été entendus. L’un d’eux aurait expliqué avoir subi régulièrement des violences physiques et verbales de la part de son père, avec des qualificatifs insultants dirigés contre lui à la moindre faute. D’autres enfants ont décrit des scènes de gifles répétées et d’insultes rabaissantes, ce qui a été pris en compte par le tribunal dans l’analyse globale des faits.

Dans sa déclaration devant les juges, Thomas Bauder aurait reconnu avoir parfois élevé la voix ou donné des gifles « réactionnelles », tout en niant avoir commis des violences répétées ou intentionnelles. Il aurait également contesté les autres accusations, affirmant ne pas avoir « martyrisé » ses enfants, et a souligné qu’il bénéficiait de la présomption d’innocence malgré la décision rendue en première instance.

Un deuxième procès aura lieu en appel

Thomas Bauder ayant interjeté appel du jugement, de la peine de prison avec sursis est suspendue. Parallèlement, d’autres procédures civiles et pénales seraient en cours, notamment une devant le juge des enfants et une devant le juge aux affaires familiales pour statuer sur les droits de visite et d’hébergement, ainsi que pour clarifier certaines dispositions de l’autorité parentale.

Le tribunal aurait également pris en compte des éléments liés à la dynamique familiale, comme le fait que la mère des enfants avait refusé que ceux‑ci soient présentés au père à partir de 2023, ce qui avait conduit à des plaintes croisées et des ajustements des modalités de visites.

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