Var - la récolte de coquillages suspendue dans la baie du Lazaret après la détection d’un norovirus
Var - la récolte de coquillages suspendue dans la baie du Lazaret après la détection d’un norovirus

La décision était tombée en fin de semaine et avait immédiatement entraîné la fermeture sanitaire de toute une zone de production. La préfecture du Var avait interdit temporairement la récolte, la vente et la commercialisation des coquillages issus de la baie du Lazaret, située entre La Seyne-sur-Mer et Saint-Mandrier-sur-Mer. Cette mesure faisait suite à plusieurs signalements d’intoxications alimentaires survenues après la consommation d’huîtres provenant de ce secteur du littoral varois, à proximité de Toulon. Les investigations menées par les autorités sanitaires avaient permis d’identifier la présence d’un norovirus dans des huîtres récoltées dans la baie. Ce virus, bien connu pour provoquer des gastro-entérites aiguës, était à l’origine de troubles digestifs chez plusieurs consommateurs. Face à ce constat, la préfecture avait opté pour une suspension immédiate de toute activité conchylicole dans la zone concernée, afin de prévenir tout nouveau risque pour la santé publique. Les services de l’État avaient précisé que cette interdiction concernait l’ensemble des coquillages produits localement, notamment les huîtres, les moules et les palourdes. Les personnes susceptibles de détenir des produits issus de la baie avaient été appelées à la plus grande vigilance. Il leur avait été demandé de ne pas consommer ces coquillages et de les rapporter à leur point de vente, ou de se rapprocher de leur commerçant en cas de doute sur l’origine des produits.

Une contamination suivie de près par les autorités sanitaires

Selon les informations communiquées, plusieurs cas d’intoxications alimentaires avaient été recensés dans les jours précédant la décision préfectorale. Ces signalements avaient déclenché une série de contrôles renforcés sur les parcs ostréicoles et mytilicoles de la baie du Lazaret. Les analyses virologiques réalisées sur les lots incriminés avaient confirmé la présence du norovirus, entraînant mécaniquement la mise en œuvre de mesures de police sanitaire. La préfecture avait rappelé que ce type de virus se transmettait facilement par l’ingestion de coquillages crus ou insuffisamment cuits, lorsque les zones de production étaient contaminées. Les épisodes de fortes pluies ou les dysfonctionnements temporaires des réseaux d’assainissement pouvaient favoriser ce type de pollution microbiologique, même si aucune cause précise n’avait été officiellement établie à ce stade.

Les professionnels de la filière avaient été informés de la situation par les services de l’État

La suspension représentait un coup dur pour les exploitants locaux, notamment en période hivernale où la commercialisation des huîtres restait soutenue. Toutefois, les autorités avaient insisté sur le caractère strictement préventif de la mesure, destinée à garantir la sécurité des consommateurs avant toute considération économique. La préfecture du Var avait précisé que la réouverture des zones de production interviendrait uniquement lorsque les conditions sanitaires seraient de nouveau jugées satisfaisantes. Des prélèvements réguliers devaient être poursuivis afin de vérifier la disparition du virus et le retour à une qualité sanitaire conforme aux normes en vigueur. Tant que ces analyses n’auraient pas apporté de garanties suffisantes, l’interdiction resterait en vigueur. En attendant, les autorités sanitaires avaient renouvelé leurs recommandations de prudence à destination du public, rappelant l’importance de l’origine des coquillages consommés et la nécessité de respecter les consignes diffusées par les professionnels et les services de l’État.

Partager