Une nouvelle arme innovante embarquée sur les navires français
Une nouvelle arme innovante embarquée sur les navires français

La marine française se prépare à accueillir un système d’armement inédit, pensé pour répondre aux menaces de plus en plus variées en mer. Le Lanceur Modulaire Polyvalent (LMP), développé par Naval Group et présenté pour la première fois lors du salon Euronaval, doit entrer en phase d’essais dès janvier 2026. Ce dispositif compact et hautement adaptable doit renforcer la défense rapprochée des bâtiments en permettant aux équipages de contrer aussi bien les attaques classiques que les menaces émergentes, comme les drones ou les engins rapides évoluant à proximité immédiate. Son arrivée marque un tournant dans l’approche française de la protection navale, en complément des systèmes de missiles déjà déployés sur les frégates et patrouilleurs.

Un design modulaire pour multiplier les options tactiques

Le système repose sur une tourelle capable de pivoter sur deux axes, offrant une grande amplitude de mouvement et une mise en œuvre rapide. Son architecture lui permet d’être installé sur plusieurs points du navire, que ce soit au-dessus du hangar hélicoptère ou sur les flancs, en fonction des contraintes de mission. Le LMP peut fonctionner de manière autonome ou être intégré au système de gestion du combat du navire, une souplesse qui en fait un complément efficace des missiles Aster associés aux lanceurs verticaux Sylver. Naval Group insiste sur la facilité de maintenance et la rapidité de reconfiguration, le système étant pensé pour s’adapter rapidement aux besoins opérationnels tout en maîtrisant les coûts. Les designers soulignent que cette évolutivité répond aux attentes des marines modernes, qui doivent composer avec des menaces imprévisibles et un environnement budgétaire contraint.

Une capacité offensive pensée pour la proximité

L’un des atouts majeurs du LMP réside dans sa capacité d’emport. Le système est divisé en quatre modules indépendants pouvant accueillir différents types de munitions. Chaque module peut recevoir jusqu’à quatre missiles Mistral ou vingt roquettes, ce qui porte l’emport total à seize missiles ou quatre-vingt roquettes. À ces armements s’ajoutent la possibilité d’utiliser des grenades, des leurres ou des missiles légers destinés à la lutte antinavire. Cette diversité permet de composer une palette d’effets ajustée aux zones d’opération, que ce soit en haute mer ou dans des passages étroits où les attaques à courte portée sont plus fréquentes. Le LMP peut assurer la défense d’un périmètre allant jusqu’à huit kilomètres autour du bâtiment, une portée jugée suffisante pour intercepter des drones ou des vedettes rapides avant qu’ils ne représentent une menace directe. Naval Group précise que la tourelle peut engager une cible immédiatement après sa détection et son identification par les capteurs du navire, le système adaptant automatiquement son orientation. Cette modularité et la facilité de rechargement doivent permettre aux équipages de modifier rapidement leur configuration d’armement au gré des missions. En dotant ses bâtiments de cette nouvelle capacité, la France entend renforcer la protection de ses navires dans les zones sensibles où les menaces asymétriques se multiplient.

Que retenir rapidement ?

La marine française se prépare à accueillir un système d’armement inédit, pensé pour répondre aux menaces de plus en plus variées en mer. Le Lanceur Modula

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