La filière électrique avance une idée qui pourrait bousculer le modèle actuel du permis de conduire. Dans un contexte de transition climatique renforcée, l’Union française de l’électricité suggère la création d’une formation spécifique destinée aux futurs conducteurs de voitures électriques, avec l’objectif affiché de réduire le coût et la durée d’apprentissage.
Portée par la publication récente de la nouvelle stratégie nationale bas-carbone, cette proposition s’inscrit dans une volonté plus large de transformer rapidement le parc automobile. Selon la filière, les véhicules électriques, plus simples à prendre en main et dépourvus de boîte manuelle, permettraient un apprentissage allégé, sur le modèle du permis boîte automatique, et donc une facture moins élevée pour les candidats.
Une idée qui divise les professionnels
Le projet prévoit une formation adaptée aux usages propres à l’électrique, incluant la gestion de l’autonomie, la recharge et l’éco conduite, tout en accompagnant financièrement les auto-écoles pour l’acquisition de véhicules adaptés. Mais cette approche suscite déjà des réserves dans la profession, certains acteurs redoutant une complexification du système et rappelant que des dispositifs similaires existent déjà sans distinction de motorisation.
À ce stade, il ne s’agit que d’une piste de réflexion portée par la filière énergétique, sans arbitrage politique ni calendrier officiel. Le gouvernement, qui prépare un plan global sur l’électrification des usages, pourrait toutefois être amené à se positionner dans les prochains mois.