Oise : un survol de drones au-dessus du pôle interarmées de Creil-Senlis déclenche une enquête
Oise : un survol de drones au-dessus du pôle interarmées de Creil-Senlis déclenche une enquête

Depuis le début du mois de novembre, une série de survols de drones au-dessus de sites militaires et d’aéroports belges a plongé Bruxelles dans un état d’alerte inédit. Les autorités du pays redoutent une opération d’espionnage à grande échelle. Face à cette situation, plusieurs alliés européens, dont la France, ont été mobilisés pour renforcer la surveillance du ciel. L’affaire, qui prend désormais une dimension continentale, ravive les inquiétudes autour de la sécurité des infrastructures critiques en Europe de l’Ouest.

La Belgique sous tension, la France en appui immédiat

Les premiers survols ont été détectés dans la nuit du 1er au 2 novembre au-dessus de la base militaire de Kleine Brogel, site hautement sensible abritant des armes nucléaires américaines. Quelques jours plus tard, des drones ont paralysé les aéroports de Bruxelles-Zaventem et de Liège, provoquant des annulations et des détournements de vols. Ces incidents ont conduit le gouvernement belge à convoquer une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité, qui a aussitôt sollicité le soutien de ses voisins. Dès le 7 novembre, la France a dépêché une unité anti-drone de l’armée de Terre, déjà stationnée dans le cadre de la coopération militaire franco-belge. Cette équipe, issue du 54ᵉ régiment d’artillerie de Hyères, a été chargée de renforcer la détection et le brouillage des engins suspects autour des sites sensibles. Paris a également mis à disposition des capteurs mobiles et des techniciens spécialisés en guerre électronique. Une présence qui illustre la volonté française de jouer un rôle moteur dans la sécurisation du ciel européen. De son côté, la Bundeswehr allemande a envoyé une unité de réaction rapide, tandis que la Royal Air Force britannique a fourni des radars longue portée et du matériel de neutralisation. Cette mobilisation coordonnée, inédite à cette échelle, témoigne d’une solidarité militaire européenne face à une menace désormais qualifiée d’« hybride ».

Une riposte européenne face à un risque d’espionnage

Le plan d’urgence belge, doté de 50 millions d’euros, prévoit l’achat de cent drones intercepteurs, l’installation de radars mobiles et la création d’un Centre national de sécurité aérienne (NASC) dès janvier 2026. Les autorités belges ont également transmis les enregistrements radar à l’OTAN et à l’Agence européenne de défense. Plusieurs experts cités par France 24 estiment que les drones observés, capables de voler au-delà de 2 000 mètres d’altitude et d’opérer de manière coordonnée, présentent des caractéristiques militaires, excluant tout usage civil. À Paris, le ministère des Armées suit de près la situation, inquiet de possibles débordements vers le nord de la France. Des aéroports comme Lille-Lesquin et des bases aériennes du Pas-de-Calais ont été placés sous surveillance renforcée, leurs systèmes de détection mis en veille active. Pour les autorités françaises, cette alerte confirme la nécessité d’une stratégie commune de défense anti-drone au sein de l’Union européenne. Alors que la Belgique enquête sur une potentielle opération d’espionnage orchestrée depuis l’étranger, la coopération entre Paris, Bruxelles et Berlin marque une étape décisive dans la défense aérienne européenne. Et rappelle, au passage, que dans le ciel du continent, les menaces ne connaissent plus de frontières.

Que retenir rapidement ?

Depuis le début du mois de novembre, une série de survols de drones au-dessus de sites militaires et d’aéroports belges a plongé Bruxelles dans un état d’a

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