Sud-Ouest. Dermatose nodulaire : des barrages agricoles toujours en place, la mobilisation se poursuit malgré les annonces gouvernementales
Sud-Ouest. Dermatose nodulaire : des barrages agricoles toujours en place, la mobilisation se poursuit malgré les annonces gouvernementales

La contestation agricole liée à la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse se poursuit dans le Sud-Ouest. Dimanche 28 décembre, plusieurs axes routiers et autoroutiers restaient encore bloqués par des agriculteurs dénonçant les mesures sanitaires mises en œuvre par l’État, malgré l’annonce faite la veille par la ministre de l’Agriculture indiquant que plus de la moitié des bovins concernés avaient déjà été vaccinés dans la région. Dans le Gers, un barrage était toujours installé à Ordan-Larroque, à l’entrée d’Auch. Selon les représentants locaux de la Coordination rurale, la levée de ce point de blocage n’était pas envisagée dans l’immédiat. La mobilisation restait également visible dans plusieurs départements voisins, où les agriculteurs affirmaient vouloir maintenir la pression sur les autorités.

Plusieurs axes routiers encore impactés

D’après les informations communiquées par la gendarmerie, des blocages étaient toujours signalés dimanche matin sur l’A75, notamment au Buisson en Lozère et à Sévérac-d’Aveyron en Aveyron. D’autres perturbations concernaient l’A64 à Carbonne en Haute-Garonne, la RN88 à Baraqueville près de Rodez, ainsi que plusieurs routes départementales dans les Landes, notamment à Tartas et à Campet-et-Lamolère, non loin de Mont-de-Marsan. En Aveyron, les manifestants ont indiqué vouloir prolonger la mobilisation au-delà du week-end. En revanche, certains points de blocage ont été levés. En fin d’après-midi, la circulation a notamment repris dans les deux sens sur l’A64, au niveau de Pau et d’Urt, dans les Pyrénées-Atlantiques, selon les informations communiquées par le gestionnaire autoroutier.

Des actions nocturnes et des tensions locales

La mobilisation a également donné lieu à des actions ponctuelles dans la nuit de samedi à dimanche. À Tartas, dans les Landes, des agriculteurs ont déversé de la terre et du fumier devant la mairie. Une initiative qui a suscité l’incompréhension de l’édile local, estimant que ce type d’action pénalise avant tout les services municipaux chargés du nettoyage, sans faire avancer le dialogue. Une opération similaire avait déjà été menée la veille devant les locaux de l’Office français de la biodiversité, également situés à Tartas. Ces actions s’inscrivent dans un climat de tension croissante, notamment après les incidents survenus samedi soir dans le Gers, où des frictions ont opposé agriculteurs et forces de l’ordre lors de rassemblements non déclarés. Malgré les annonces gouvernementales sur l’avancée de la campagne de vaccination, les syndicats agricoles mobilisés estiment que les réponses apportées restent insuffisantes. La contestation, centrée sur les abattages et les contraintes sanitaires imposées aux élevages, pourrait ainsi se prolonger dans les prochains jours, alors que la fin de l’année approche sans apaisement visible sur le terrain.

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