Lyon : 18 ans de prison pour un ex-bénévole du Samu reconnu coupable de viols sur mineurs
Lyon : 18 ans de prison pour un ex-bénévole du Samu reconnu coupable de viols sur mineurs

Le verdict est tombé ce jeudi 4 décembre 2025 au tribunal de Rouen : Guillaume B., professeur d’histoire-géographie de 54 ans, écope de quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire et obligation de soins, pour avoir eu des relations sexuelles avec trois de ses élèves mineures entre 2019 et septembre 2025. Les victimes avaient 16 et 17 ans. La cour a retenu la qualification de « corruption de mineurs » et « atteinte sexuelle par personne ayant autorité », aggravée par le chantage et la contrainte morale. Interdiction définitive d’exercer auprès de mineurs, interdiction de contact avec les victimes pendant trois ans, et maintien en détention immédiate. Le prédateur en blouse est enfin derrière les barreaux. À la barre, les adolescentes ont décrit l’enfer : cris quand elles étaient en retard, menaces de suicide pour les faire céder, chantage aux notes, cadeaux empoisonnés. L’une d’elles a lâché, la voix brisée : « J’ai été un objet sexuel. » Une autre a raconté les fellations imposées dans le bureau du prof, entre deux cours, sous la menace de « tout perdre ». Lui, connu localement pour ses engagements écolos à France Nature Environnement, a joué la carte de la bipolarité « plus grave qu’on ne pensait ». La procureure a balayé l’argument : « C’était à lui de dire non. Il a agi comme un prédateur. Le trouble n’excuse pas tout. »

Un prédateur qui chassait dans sa salle de classe

Pendant six ans, il a repéré les plus fragiles, les a isolées, les a manipulées. Les faits ont éclaté quand une quatrième élève, courageuse, a tout balancé au proviseur en septembre 2025. L’enquête a révélé des dizaines de messages, des photos, des cadeaux, et des relations sexuelles répétées, parfois dans le lycée même. Les parents, sidérés, ont découvert que l’enseignant « modèle » était un monstre en col roulé. La défense a tenté le coup du « trouble psychiatrique » et des « regrets sincères ». La cour n’a pas mordu : l’autorité professorale, la répétition des faits, le chantage affectif ont été jugés écrasants. Résultat : trois ans ferme, un an avec sursis renforcé, et une radiation à vie du contact avec les mineurs. Guillaume B. a été menotté à la sortie de l’audience. Ce soir, les couloirs du lycée respirent un peu mieux, mais les victimes, elles, porteront les cicatrices toute leur vie. Et la question reste : combien de temps encore faudra-t-il pour que l’Éducation nationale cesse de fermer les yeux sur ces loups en salle des profs ?

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