Deux organisations de défense des droits ont saisi la justice contre la Société Générale, accusant l’établissement bancaire d’avoir recueilli des informations personnelles interdites dans le cadre de procédures de recrutement. La plainte, déposée à Paris contre X par les associations Mousse et Stop homophobie, vise un questionnaire adressé à des candidats à des postes hors de France.
Selon les plaignants, le formulaire demandait aux postulants de renseigner des éléments relevant de la vie privée, tels que le genre, l’orientation sexuelle, l’appartenance à la communauté LGBTQ+, l’origine ethnique ou encore l’engagement politique. Des données considérées comme sensibles par le Règlement général sur la protection des données, dont la collecte est strictement encadrée.
Des pratiques contestées au regard du droit européen
Les associations estiment que ces questions ne présentent aucun lien direct avec l’aptitude professionnelle et pourraient placer les candidats dans une situation de contrainte implicite, en leur faisant craindre qu’un refus de réponse pénalise leur dossier. Elles demandent que la justice examine l’ampleur de la collecte, le nombre de personnes concernées et l’usage réel de ces informations.
La Société Générale, qui ne souhaite pas commenter la plainte, affirme pour sa part respecter la réglementation en vigueur. La banque indique que, selon le pays d’affectation, certaines données peuvent être demandées à des fins statistiques, dans le but de mesurer la diversité des candidatures, et qu’elles seraient anonymisées et inaccessibles aux recruteurs.