Pyrénées-Atlantiques et Gironde : les agriculteurs lèvent les barrages sur l’A64 et l’A63 mais annoncent une reprise en janvier
Pyrénées-Atlantiques et Gironde : les agriculteurs lèvent les barrages sur l’A64 et l’A63 mais annoncent une reprise en janvier

Après près de deux semaines de blocages, les agriculteurs de la Coordination rurale ont décidé de lever les barrages installés sur plusieurs axes stratégiques du sud-ouest. Vendredi 26 décembre à la mi-journée, la circulation devait progressivement reprendre sur l’autoroute A64 entre Pau et Urt, dans les Pyrénées-Atlantiques. Une décision similaire a été annoncée en Gironde, où un barrage était en place sur l’A63 au sud de Bordeaux. Cette accalmie ne marque toutefois pas la fin du mouvement, les syndicats agricoles promettant une mobilisation renforcée dès le mois de janvier. Dans les Pyrénées-Atlantiques, la levée du blocage intervient à l’issue de discussions engagées entre les représentants de la Coordination rurale et le préfet du département. Les échanges ont permis de parvenir à un accord, dont les modalités doivent être formalisées lors d’une dernière réunion. Si les agriculteurs n’ont pas obtenu la remise en cause de l’abattage total des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire, plusieurs points annexes ont été négociés, conduisant à la décision de quitter l’autoroute. La préfecture souligne que le coût économique de ces blocages a été significatif, tant pour les transporteurs que pour les entreprises locales. De leur côté, les agriculteurs estiment avoir fait entendre leurs revendications et refusent de considérer cette étape comme un échec.

Une mobilisation appelée à se poursuivre sous d’autres formes

Les représentants syndicaux insistent sur le caractère tactique de cette levée des barrages. Pour eux, il ne s’agit ni d’un renoncement ni d’un abandon, mais d’un changement de stratégie. La poursuite de la mobilisation est déjà à l’ordre du jour, avec des réunions prévues dans les prochains jours afin de définir les suites du mouvement et de nouvelles formes d’action. Sur le même axe, l’A64 reste toutefois partiellement perturbée ailleurs. Le barrage de Carbonne, au sud de Toulouse, demeure en place depuis la mi-décembre, illustrant des situations contrastées selon les territoires et les dynamiques locales. En Gironde, le scénario est comparable. Après deux semaines de blocage sur l’A63 à hauteur de Cestas, les agriculteurs de la Coordination rurale ont annoncé la levée du dispositif. Là encore, le syndicat affirme que les revendications demeurent inchangées et que la colère reste vive. Le message est clair, la mobilisation doit reprendre en janvier, avec l’objectif affiché d’un mouvement plus large et plus déterminé. Ces décisions interviennent dans un contexte national de forte tension au sein du monde agricole, marqué par des inquiétudes sanitaires, économiques et réglementaires. La dermatose nodulaire, les conditions de production et les réponses de l’État continuent d’alimenter le mécontentement. Si les axes routiers concernés retrouvent progressivement une circulation normale en cette fin d’année, le répit pourrait être de courte durée. Les organisations agricoles préviennent que le mois de janvier pourrait voir resurgir des actions plus visibles encore, dans un climat où le dialogue avec les pouvoirs publics reste fragile et les attentes du terrain toujours très élevées.

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