Selon France 3 Occitanie, l’association Linkee, engagée depuis près de dix ans dans la lutte contre la précarité étudiante, alerte sur la poursuite de ses activités après la décision de l’État de ne pas reconduire sa subvention annuelle. Cette aide publique représente environ 40 % de son budget global. Sans ce financement, la structure, implantée dans plusieurs grandes villes dont Montpellier, craint de ne plus pouvoir assurer ses distributions alimentaires.
Présente sur le terrain depuis 2016, Linkee récupère des invendus alimentaires pour les redistribuer à des étudiants en difficulté sous forme de paniers hebdomadaires. À Montpellier, plusieurs centaines de jeunes bénéficient chaque semaine de colis composés de produits frais et secs, issus en grande partie de circuits courts. La fréquentation ne cesse d’augmenter, dans un contexte marqué par l’inflation et la hausse du coût de la vie étudiante.
Une précarité croissante et des besoins en hausse
L’association observe, année après année, une aggravation des situations de précarité. Les files d’attente s’allongent et les bénéficiaires reviennent de façon régulière, signe d’une dépendance durable à l’aide alimentaire. Malgré les fêtes de fin d’année, Linkee maintient ses permanences, proposant à la fois un soutien matériel et un accompagnement humain assuré par des bénévoles, souvent eux-mêmes étudiants.
Faute de visibilité financière, l’avenir de ces actions reste incertain. Sans un relais rapide de financement, Linkee pourrait être contrainte de réduire drastiquement ses distributions, voire de cesser ses activités, au risque de laisser sans aide alimentaire des milliers d’étudiants déjà fragilisés.