Alliance Police Nationale annonce une mobilisation nationale le 31 janvier 2026, sous la forme de rassemblements citoyens organisés sur l’ensemble du territoire. Le syndicat, première organisation représentative de la police nationale, entend dénoncer ce qu’il décrit comme une dégradation profonde de la situation sécuritaire en France, liée selon lui à un manque chronique de moyens et à des choix politiques jugés insuffisants. Dans un communiqué signé par son bureau national et diffusé le 19 décembre, l’organisation affirme que le pays s’enfonce dans une crise sécuritaire d’ampleur, nourrie par des renoncements successifs et un affaiblissement continu de l’autorité de l’État. Cette situation ferait peser, selon le syndicat, une menace directe sur la cohésion nationale et sur les fondements mêmes de la République. Alliance rappelle que la sécurité constitue un préalable à l’exercice de toutes les libertés et ne saurait, à ce titre, être reléguée au second plan.
Des policiers à bout et des moyens jugés insuffisants
Le syndicat met également en avant la dégradation des conditions de travail des forces de l’ordre. Il estime que les policiers continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme et engagement, mais sans disposer des moyens humains, matériels, logistiques et juridiques nécessaires. Dans le communiqué, Alliance évoque une police nationale en grande difficulté et des personnels du ministère de l’Intérieur arrivés à un point de rupture, tout en soulignant que les citoyens subissent eux aussi une insécurité devenue, selon lui, insupportable. L’organisation syndicale critique par ailleurs les orientations budgétaires et politiques actuelles. Elle considère que les crédits alloués à la sécurité restent insuffisants pour faire face à une criminalité en évolution constante, et exprime des doutes sur la capacité du budget 2026 à répondre aux enjeux. Pour Alliance, les annonces et promesses ne suffisent plus si elles ne s’accompagnent pas d’actes concrets et durables. En appelant à des rassemblements le 31 janvier, le syndicat souhaite provoquer une prise de conscience collective et alerter l’opinion publique sur l’urgence de renforcer les moyens de la police et de restaurer une politique de sécurité qu’il juge aujourd’hui affaiblie.