Un jeune homme de 19 ans a été interpellé à Orléans après avoir placardé dans le centre-ville et sur le campus universitaire des autocollants à caractère islamophobe et faisant référence à l’idéologie nazie. Placé en garde à vue mercredi 21 mai, il a reconnu être l’auteur de ces actes commis dans la nuit du 11 au 12 mai.
Les autocollants, portant des messages tels que « zone interdite aux musulmans » ou encore des slogans violents de l’ultradroite comme « Good Night, Left Side », ont suscité une vague d’indignation. D’autres affichaient des symboles comme le soleil noir, emblème ésotérique utilisé par les SS, ou faisaient référence à Edgard Puaud, chef français de la division SS Charlemagne. Selon la procureure de la République, l’auteur présumé a également avoué s’être procuré les autocollants via une boutique en ligne ouvertement néonazie, désormais fermée.
Une boutique néonazie au cœur du réseau
L’enquête a révélé que les autocollants renvoyaient à un site commercial revendiquant des produits destinés aux skinheads nationalistes et suprémacistes. Ce site, hébergé en Normandie et actif jusqu’à son signalement, utilisait le nom de « black sun », autre référence au nazisme. Sur Telegram, les membres de cette mouvance échangent ouvertement leur admiration pour Adolf Hitler.
Le jeune homme sera jugé le 16 juin dans le cadre d’une comparution à délai différé. Il est poursuivi pour provocation à la haine raciale, apologie de crime et port de symboles interdits. Il a été placé sous un contrôle judiciaire strict. La préfecture du Loiret et la municipalité d’Orléans ont fermement condamné ces actes. L’université d’Orléans, également ciblée, a porté plainte et retiré les autocollants. Des mesures de vidéosurveillance ont été annoncées pour identifier d’éventuels complices.