Les saisies du narcotrafic transformées en trésor public
Les saisies du narcotrafic transformées en trésor public

À Dijon, une vente aux enchères organisée par l’État a attiré un public nombreux venu acquérir des biens issus de procédures judiciaires, majoritairement liées au trafic de stupéfiants. Voitures de prestige, bijoux, vêtements de luxe ou lingots d’or ont été proposés à des prix de départ attractifs, suscitant une forte concurrence entre acheteurs, en salle comme en ligne.

Luxe confisqué, recettes publiques

Les objets, saisis lors d’enquêtes pénales puis confiés à l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, avaient été exposés quelques heures avant la vente. Tous ont trouvé preneur. À l’issue de la journée, près d’un million d’euros ont été récoltés, une somme destinée soit au budget de l’État, soit à l’indemnisation de victimes. L’opération permet aussi d’éviter des coûts élevés de stockage pour la justice, notamment pour les véhicules.

Ces ventes, de plus en plus fréquentes, illustrent la stratégie des autorités visant à priver les réseaux criminels de leurs gains matériels. En 2025, ce dispositif a rapporté plusieurs dizaines de millions d’euros à l’État, confirmant que la revente des biens confisqués est devenue un levier central de la lutte financière contre la criminalité organisée.

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