La prodigieuse ascension de Luana Lopes Lara, l’ex-ballerine devenue plus jeune milliardaire autodidacte au monde
La prodigieuse ascension de Luana Lopes Lara, l’ex-ballerine devenue plus jeune milliardaire autodidacte au monde À seulement 29 ans, Luana Lopes Lara vient d’entrer dans le club très fermé des milliardaires autodidactes, coiffant au passage Taylor Swift, Kylie Jenner et le précédent record détenu par Lucy Guo. Sa fortune, estimée à 1,3 milliard de dollars, ne doit pourtant rien au divertissement ou à la cosmétique, mais à un secteur encore méconnu du grand public : les marchés de prédiction. Co­fondatrice en 2018 de Kalshi, plateforme qui permet de miser légalement sur l’issue d’événements futurs, la Brésilienne a bâti en quelques années un empire financier adossé à une idée simple. À l’heure où la Bourse réagit à chaque rumeur ou anticipation, pourquoi ne pas créer un marché transparent et réglementé permettant aux utilisateurs de convertir leurs intuitions en gains, tout en se protégeant contre les risques du réel ? De la course aux Oscars à l’élection présidentielle américaine, Kalshi a explosé en devenant une référence mondiale. Sa valorisation a même été multipliée par cinq en moins de six mois, atteignant 11 milliards de dollars selon Forbes. Une envolée qui a mécaniquement fait basculer ses deux fondateurs dans la catégorie milliardaire. D’une scène de ballet au MIT Rien ne destinait pourtant Luana Lopes Lara à un tel destin. Enfant de scientifiques, elle se forme dans l’une des écoles de ballet les plus prestigieuses au monde, affiliée au Bolchoï. Après le lycée, elle quitte le Brésil pour l’Autriche, décidée à devenir danseuse professionnelle. Mais après quelques mois, elle comprend que sa route se situe ailleurs. Direction les États-Unis, et plus précisément le Massachusetts Institute of Technology. Là, elle troque ses pointes contre des cours d’informatique, où son sérieux attire l’attention de Tarek Mansour, futur cofondateur de Kalshi. Ensemble, ils imaginent une plateforme capable de structurer les paris sur l’avenir, un outil pensé pour les particuliers comme pour les investisseurs. Reste un obstacle majeur : obtenir l’autorisation fédérale pour créer un marché aussi sensible. Quarante cabinets d’avocats refusent de les accompagner. Le quarante-et-unième accepte. L’aventure peut commencer. En 2024, Kalshi décroche un feu vert historique pour proposer des marchés électoraux. Juste à temps pour l’affrontement Harris-Trump. Résultat : plus de 500 millions de dollars misés en quelques semaines, et une confirmation éclatante du modèle. Aujourd’hui, Kalshi traite près d’un milliard de dollars de paris chaque semaine, s’est ouverte à la cryptomonnaie et vient de signer un partenariat inédit avec CNN, qui diffusera en direct ses données de marché. De quoi propulser encore plus haut la fortune — et la notoriété — d’une jeune femme passée en quelques années du studio de danse à la sphère financière mondiale. Luana Lopes Lara n’a pas seulement créé une entreprise florissante. Elle a redéfini un secteur entier, en s’imposant comme l’une des figures les plus atypiques et les plus inspirantes de la tech mondiale.

À seulement 29 ans, Luana Lopes Lara vient d’entrer dans le club très fermé des milliardaires autodidactes, coiffant au passage Taylor Swift, Kylie Jenner et le précédent record détenu par Lucy Guo. Sa fortune, estimée à 1,3 milliard de dollars, ne doit pourtant rien au divertissement ou à la cosmétique, mais à un secteur encore méconnu du grand public : les marchés de prédiction.

Co­fondatrice en 2018 de Kalshi, plateforme qui permet de miser légalement sur l’issue d’événements futurs, la Brésilienne a bâti en quelques années un empire financier adossé à une idée simple. À l’heure où la Bourse réagit à chaque rumeur ou anticipation, pourquoi ne pas créer un marché transparent et réglementé permettant aux utilisateurs de convertir leurs intuitions en gains, tout en se protégeant contre les risques du réel ? De la course aux Oscars à l’élection présidentielle américaine, Kalshi a explosé en devenant une référence mondiale. Sa valorisation a même été multipliée par cinq en moins de six mois, atteignant 11 milliards de dollars selon Forbes. Une envolée qui a mécaniquement fait basculer ses deux fondateurs dans la catégorie milliardaire.

D’une scène de ballet au MIT

Rien ne destinait pourtant Luana Lopes Lara à un tel destin. Enfant de scientifiques, elle se forme dans l’une des écoles de ballet les plus prestigieuses au monde, affiliée au Bolchoï. Après le lycée, elle quitte le Brésil pour l’Autriche, décidée à devenir danseuse professionnelle. Mais après quelques mois, elle comprend que sa route se situe ailleurs. Direction les États-Unis, et plus précisément le Massachusetts Institute of Technology. Là, elle troque ses pointes contre des cours d’informatique, où son sérieux attire l’attention de Tarek Mansour, futur cofondateur de Kalshi.

Ensemble, ils imaginent une plateforme capable de structurer les paris sur l’avenir, un outil pensé pour les particuliers comme pour les investisseurs. Reste un obstacle majeur : obtenir l’autorisation fédérale pour créer un marché aussi sensible. Quarante cabinets d’avocats refusent de les accompagner. Le quarante-et-unième accepte. L’aventure peut commencer.

En 2024, Kalshi décroche un feu vert historique pour proposer des marchés électoraux. Juste à temps pour l’affrontement Harris-Trump. Résultat : plus de 500 millions de dollars misés en quelques semaines, et une confirmation éclatante du modèle.

Aujourd’hui, Kalshi traite près d’un milliard de dollars de paris chaque semaine, s’est ouverte à la cryptomonnaie et vient de signer un partenariat inédit avec CNN, qui diffusera en direct ses données de marché. De quoi propulser encore plus haut la fortune ( et la notoriété ) d’une jeune femme passée en quelques années du studio de danse à la sphère financière mondiale.

Luana Lopes Lara n’a pas seulement créé une entreprise florissante. Elle a redéfini un secteur entier, en s’imposant comme l’une des figures les plus atypiques et les plus inspirantes de la tech mondiale.

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