Le nombre de logements classés F et G a nettement diminué en 2025, selon les données publiées par le gouvernement. Au 1ᵉʳ janvier, la France comptait 5,4 millions de passoires énergétiques, soit 400 000 de moins qu’un an plus tôt. Cette baisse significative s’explique en grande partie par la réforme du diagnostic de performance énergétique, qui revoit les seuils et les méthodes de calcul.
Parmi les résidences principales, 3,9 millions de logements restent classés F ou G, représentant 12,7 % du parc. La majorité appartient à des propriétaires occupants, tandis que 1,1 million de passoires concernent encore le parc locatif privé. Dans ce dernier, 453 000 biens étaient toujours classés G au 1ᵉʳ janvier, alors que la loi interdit depuis cette date toute mise en location d’un logement de cette catégorie sans travaux préalables.
Le nouveau DPE change la donne
Le ministère de la Transition écologique estime que la révision des seuils pour les petites surfaces a permis à 160 000 appartements de sortir de la catégorie des passoires. Une modification plus récente, portant sur le coefficient de conversion de l’électricité, devrait à terme faire remonter de classement environ 700 000 résidences principales. L’étude pointe par ailleurs la situation particulière des propriétaires modestes et âgés, encore très exposés : près de 18 % des biens détenus par des bailleurs de plus de 80 ans restent des passoires énergétiques.
Si la baisse est indéniable, les experts du SDES appellent à la prudence. Une partie de la diminution reflète bien l’amélioration du parc, portée par les travaux de rénovation, mais d’autres effets entrent en jeu. Le changement des règles du DPE pèse lourd dans les statistiques, tout comme les stratégies possibles des diagnostiqueurs et des propriétaires. Résultat : la transition énergétique avance, mais une part significative des progrès observés dépend directement des ajustements techniques adoptés ces derniers mois.