Hôpital public : une infirmière saisit la justice après son licenciement liée au port d’un calot
Hôpital public : une infirmière saisit la justice après son licenciement liée au port d’un calot

Une infirmière de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, a contesté mardi devant le tribunal administratif son licenciement prononcé en novembre par l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP). En cause : son refus répété d’ôter un calot chirurgical qu’elle portait quotidiennement dans son service, une pratique jugée non conforme par sa hiérarchie après plusieurs rappels et sanctions disciplinaires.

Après six convocations et un blâme, l’établissement a estimé que cette tenue contrevenait aux règles internes, d’abord au nom du principe de neutralité des services publics, puis pour des raisons d’hygiène. La direction soutient que le port continu d’un calot, en dehors des zones où il est prescrit et lorsqu’il n’est pas fourni par l’hôpital, va à l’encontre des recommandations en matière de prévention des infections.

Neutralité, hygiène et discrimination en débat

La défense de l’infirmière affirme que l’argument de la laïcité a été abandonné en cours de procédure et qu’aucun texte réglementaire n’interdit explicitement le port d’un calot dans le service où elle exerçait. Elle dénonce une sanction fondée sur l’apparence plutôt que sur les compétences professionnelles, rappelant que d’autres soignants portent ce type de couvre-chef pour des raisons médicales ou personnelles.

L’AP-HP, de son côté, insiste sur le non-respect d’une consigne collective et sur la nécessité d’appliquer des règles communes au sein de l’hôpital.

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