Grève SNCF : un trafic largement maintenu malgré l’appel syndical
Grève SNCF : un trafic largement maintenu malgré l’appel syndical

Malgré un nouvel appel à la grève lancé pour ce mardi 13 janvier, la circulation ferroviaire s’annonce globalement fluide sur l’ensemble du réseau national. La mobilisation, portée par plusieurs syndicats dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, devrait avoir un impact limité selon les prévisions communiquées par la SNCF. TGV et Intercités doivent circuler normalement, tandis que seules quelques lignes régionales connaissent des ajustements, principalement en Île-de-France. La direction du groupe ferroviaire indique que le mouvement social est peu suivi, en dépit des revendications salariales portées par les organisations syndicales. Les discussions en cours autour des rémunérations et des conditions de travail n’ont donc, à ce stade, pas entraîné de perturbations majeures comparables à celles observées lors de précédents conflits sociaux.

Des perturbations concentrées sur quelques lignes franciliennes

En région parisienne, les ajustements concernent un nombre restreint de lignes exploitées pour le compte de la Île-de-France Mobilités. Trois axes sont touchés, sur les quatorze que compte le réseau francilien opéré par SNCF Voyageurs. Le RER D voit son trafic réduit avec une circulation alternée sur plusieurs branches, tandis que le RER E fonctionne avec une fréquence légèrement abaissée. La ligne R connaît également des adaptations, sans interruption totale du service. Pour l’ensemble des autres lignes, incluant notamment les RER A, B et C ainsi que la majorité des lignes Transilien, la circulation est annoncée comme normale. Dans ce contexte, SNCF Voyageurs et Île-de-France Mobilités recommandent toutefois aux usagers concernés par les lignes perturbées de limiter leurs déplacements lorsqu’ils en ont la possibilité et de privilégier le télétravail. En dehors de l’Île-de-France, la situation est similaire. Les trains régionaux circulent dans des conditions quasi normales, avec quelques ajustements ponctuels en Occitanie, sans remise en cause de l’offre globale. Les liaisons nationales à grande vitesse et les Intercités ne sont, quant à eux, pas impactés par le mouvement.

Des revendications salariales toujours au cœur du conflit

Cette journée de grève s’inscrit dans le cadre des négociations annuelles obligatoires qui doivent se conclure dans les prochains jours. Malgré le versement d’une prime exceptionnelle en décembre, les syndicats à l’origine de l’appel estiment que les réponses apportées par la direction restent insuffisantes face à l’évolution du coût de la vie et à la transformation des métiers ferroviaires. La CGT-Cheminots réclame notamment une revalorisation significative des salaires et des pensions, estimant que le pouvoir d’achat des agents s’est érodé ces dernières années. Elle dénonce également un manque de recrutements et une dégradation progressive des conditions de travail, dans un contexte de réorganisations successives et d’augmentation de la charge opérationnelle. De son côté, SUD-Rail met en avant l’évolution des missions confiées aux cheminots, marquées par une polyvalence accrue et des exigences opérationnelles renforcées. Le syndicat considère que cette transformation du métier doit s’accompagner d’une revalorisation immédiate des rémunérations et des primes, afin de reconnaître l’engagement des personnels.

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