Près de quatre décennies après les faits, la sentence a été appliquée. Un homme de 65 ans a été exécuté le 24 février en Floride, après avoir passé presque quarante ans dans le couloir de la mort.
Reconnu coupable en 1987 du meurtre à l’arme blanche de la propriétaire d’une épicerie lors d’un vol à main armée commis en juin 1986, il a été mis à mort par injection létale à 18h15, selon les services pénitentiaires de l’État. L’affaire, ancienne de près de quarante ans, illustre la longueur des procédures capitales aux États-Unis.
Il s’agit de la quatrième exécution depuis le début de l’année dans le pays et de la deuxième en Floride en 2026. L’an dernier, 19 exécutions y ont été recensées, davantage que dans tout autre État américain.
Un État parmi les plus actifs en matière d’exécutions
En Floride, la décision finale d’autoriser une exécution revient au gouverneur. Depuis le rétablissement de la peine de mort aux États-Unis en 1976, aucun gouverneur de l’État n’a supervisé autant d’exécutions que l’actuel titulaire du poste.
Deux autres mises à mort sont d’ores et déjà programmées en Floride les 3 et 17 mars prochains, selon le Death Penalty Information Center. D’autres exécutions sont également prévues au Texas et en Alabama au cours du mois de mars.
À l’échelle nationale, 47 condamnés à mort ont été exécutés en 2025, soit le niveau le plus élevé depuis 2009. La peine capitale demeure cependant inégalement appliquée : elle a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l’Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire décidé par leur gouverneur.
Entre délais judiciaires très longs, débats récurrents sur la légitimité de la peine capitale et disparités territoriales marquées, l’exécution de ce détenu rappelle que la question de la peine de mort demeure profondément ancrée et controversée dans le paysage judiciaire américain.