En Guadeloupe, les élus alertent l’État face à l’escalade de la violence
En Guadeloupe, les élus alertent l’État face à l’escalade de la violence

La montée des violences dans l’archipel a conduit les autorités à encadrer strictement les festivités. À Pointe-à-Pitre, les défilés du carnaval sont maintenus ce dimanche mais raccourcis, une décision préfectorale prise dans un climat marqué par plusieurs homicides depuis le début de l’année, dont un survenu en pleine manifestation populaire.

Les maires réclament un renfort massif des forces de l’ordre

Face à cette situation, l’Association des maires de Guadeloupe tire la sonnette d’alarme. Son président, Jocelyn Sapotille, estime que les initiatives locales ( prévention, présence de terrain, actions auprès des jeunes ) ne suffisent plus. Selon lui, la circulation des armes et l’emprise du narcotrafic exigent une réponse beaucoup plus forte de l’État, notamment en effectifs de police et de gendarmerie, seuls à même de mener des opérations durables de saisie et d’investigation.

Pour les élus, le problème dépasse le cadre local. Ils pointent l’origine internationale des trafics et appellent à une coopération renforcée avec les pays concernés afin d’endiguer l’arrivée d’armes et de drogue. Sans action en amont, préviennent-ils, les collectivités resteront en première ligne face à une violence qu’elles ne peuvent contenir seules.

Partager