À l’approche de Noël, le service postal français a été frappé par une cyberattaque, mettant hors service ses services en ligne et retardant les livraisons de colis. Des millions de clients ont été affectés, tandis que les postiers débordés tentaient de calmer la frustration générale. Ce mardi matin, l’incident n’est toujours pas entièrement résolu.
Aucune revendication n’a été faite, mais les spéculations vont bon train. Dans un bureau de poste du sud de Paris, certains se demandaient si l’attaque pouvait être liée à la Russie, ou à un client ou collègue mécontent. Le parquet de Paris enquête sur l’incident.
Selon La Poste, un incident de type DDoS (déni de service distribué) a rendu ses services en ligne inaccessibles. Bien que les données des clients n’aient pas été compromises, le suivi des colis et les transactions nécessitant les systèmes internes ont été paralysés. Les lettres et cartes de vœux pouvaient toutefois être envoyées normalement.
La banque postale également touchée
La filiale bancaire La Banque Postale a été impactée : ses clients ne pouvaient plus valider de paiements ni effectuer certaines opérations via l’application mobile. La banque a dû rediriger les validations par SMS et a assuré que ses équipes étaient mobilisées pour rétablir la situation rapidement.
Une série d’attaques contre la France
Cette perturbation a lieu après une cyberattaque contre le ministère de l’Intérieur, qui a permis à un pirate de voler des fichiers sensibles concernant la police et des personnes recherchées. Par ailleurs, l’agence de contre-espionnage française enquête sur un projet de cyberattaque visant un ferry international de passagers.
La Russie soupçonnée de « guerre hybride »
La France et d’autres alliés européens de l’Ukraine accusent la Russie de mener une « guerre hybride » mêlant sabotage, assassinats, cyberattaques et désinformation, des actes souvent difficiles à relier directement à Moscou.