Le parquet général a requis, ce mercredi en appel, une condamnation pour Airbus et Air France, poursuivis pour homicides involontaires après le crash du vol Rio‑Paris en 2009. Les deux entreprises avaient été relaxées en première instance.
Un procès en appel pour le drame de 2009
L’affaire concerne le vol AF447, qui a disparu le 1er juin 2009 au-dessus de l’Atlantique lors d’une liaison entre Rio de Janeiro et Paris. Les 216 passagers et 12 membres d’équipage à bord de l’Airbus A330 ont tous péri, totalisant 228 victimes.
Lors du premier procès en avril 2023, la justice avait reconnu plusieurs imprudences et négligences, notamment des défaillances des sondes de vitesse et un défaut d’information et de formation des équipages. Cependant, elle avait estimé qu’aucun lien de causalité certain ne pouvait être établi entre ces manquements et le crash.
Les responsabilités d’Airbus et Air France réexaminées
Le nouveau procès, ouvert fin septembre 2025 devant la cour d’appel de Paris, vise à réexaminer les responsabilités d’Airbus et d’Air France. Il porte sur la sous-estimation des risques liés aux sondes Pitot par le constructeur et sur la formation jugée insuffisante des pilotes face à ce type d’incident.
Selon le parquet général et les parties civiles, ces manquements techniques et organisationnels pouvaient être anticipés, ce qui pourrait constituer une culpabilité pénale.
Quels enjeux ?
Même si la peine maximale encourue en cas de condamnation reste modeste, cet appel revêt une importance capitale pour les familles des victimes, qui recherchent surtout une reconnaissance judiciaire de la responsabilité des deux entreprises.