Champigny-sur-Marne : nouvelle salve de mortiers contre la police municipale
Champigny-sur-Marne : nouvelle salve de mortiers contre la police municipale

Champigny-sur-Marne n’en a pas fini avec les tensions nocturnes. Après deux nuits de violences dirigées contre le commissariat du quartier du Bois l’Abbé, c’est une patrouille de la police municipale qui a été prise pour cible dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juillet. Aux alentours de minuit, au niveau du mail Rodin, les agents ont essuyé une dizaine de tirs de mortiers. Ils ont riposté à trois reprises avec leurs lanceurs de balles de défense. Aucun blessé n’a été signalé. Ces attaques en série surviennent alors qu’un dispositif renforcé de surveillance avait été mis en place suite aux précédents incidents. Selon une source proche du dossier, la patrouille municipale visée était spécifiquement chargée de sécuriser la zone après les tirs dirigés contre l’hôtel de police dans la nuit de jeudi à vendredi, puis de vendredi à samedi.

Des assaillants insaisissables, un mineur sous surveillance

L’intervention rapide des agents n’a pas permis d’interpeller les auteurs. Les individus impliqués ont immédiatement pris la fuite, se dispersant dans les allées du quartier. Aucun suspect n’a été retrouvé sur les lieux, mais les forces de l’ordre ont récupéré plusieurs mortiers abandonnés, ainsi que des briquets. Un mineur, soupçonné d’avoir pris part à l’un des assauts contre le commissariat, avait quant à lui été interpellé plus tôt dans le week-end. Il avait eu la mauvaise idée de revenir sur les lieux pour récupérer son téléphone portable oublié. Placé en garde à vue, il a été remis en liberté, le parquet de Créteil indiquant que l’enquête se poursuit en préliminaire. Des analyses sont en cours pour établir un lien formel entre le suspect et les éléments retrouvés sur place, notamment par des comparaisons d’empreintes. Dans ce quartier sensible du Val-de-Marne, ces nuits agitées relancent une fois encore la question du maintien de l’ordre et de la capacité de riposte face à des attaques aussi ciblées que fulgurantes. Pour les policiers municipaux comme pour les nationaux, la pression ne semble pas près de retomber.

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