La transition vers le tout électrique s’accélère. En 2025, les ventes de véhicules à carburants fossiles ont reculé de manière spectaculaire en Europe, ne représentant plus qu’un tiers des immatriculations, contre près de la moitié un an plus tôt. À l’inverse, les véhicules électriques et hybrides ont connu une croissance marquée, tirant l’ensemble du marché vers le haut.
Thermique en chute libre, l’électrique en pleine ascension
Avec seulement 35,5 % de part de marché, les voitures essence et diesel voient leur hégémonie fondre. Les modèles à essence, bien qu’encore majoritaires parmi les motorisations thermiques, chutent de 18,7 %, à 2,88 millions d’unités. Leur part passe ainsi de 33 % à 26,6 %. Le diesel poursuit sa descente : -24,2 % en un an, pour ne représenter que 8,9 % du marché.
La tendance est particulièrement marquée en France, où les ventes de voitures à essence ont plongé de 32 %, suivie par l’Allemagne (-21,6 %), l’Italie (-18,2 %) et l’Espagne (-16 %). Une baisse qui coïncide avec l’explosion des ventes de véhicules électriques, portées par l’élargissement de l’offre et des incitations publiques.
L’électrique et l’hybride s’imposent dans les usages
Les voitures 100 % électriques ont bondi de près de 30 % en 2025, atteignant 1,88 million d’immatriculations, soit 17,4 % de part de marché (contre 13,6 % en 2024). C’est en Espagne que la hausse est la plus spectaculaire (+77 %), suivie de l’Allemagne (+43,2 %). En France, la progression reste plus modeste (+12,5 %), mais s’inscrit dans une dynamique continentale.
Les hybrides non rechargeables restent la motorisation la plus vendue en Europe, avec 3,7 millions de véhicules, soit un peu plus d’un tiers du marché. Les hybrides rechargeables, en revanche, accélèrent plus rapidement : + 9,4 % de part de marché, avec un million d’unités. Seule exception notable, la France, où leurs ventes ont reculé de 26 %.
Objectif 2030 : l’industrie face à la pression climatique
Pour l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), ces chiffres montrent une évolution logique mais encore insuffisante. D’ici 2030, la part des véhicules électriques à batterie devra tripler pour répondre aux objectifs de réduction de CO₂. Faute de quoi, les constructeurs s’exposent à des pénalités sévères.
Entre mutation du marché, nouvelles habitudes de consommation et cadre réglementaire de plus en plus contraignant, l’électrification du parc automobile européen semble désormais irréversible.