Avec 10,8 millions de véhicules vendus en 2025, le marché européen de l’automobile retrouve un léger souffle, selon les données publiées hier mardi 27 janvier par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Cette hausse de 1,8 % par rapport à 2024 reste cependant bien en deçà des niveaux d’avant-Covid, où les ventes dépassaient les 15 millions par an. Ce redémarrage timide est principalement porté par les voitures électriques.
Les électriques gagnent du terrain
Les modèles 100 % électriques approchent désormais les 2 millions d’immatriculations dans l’Union européenne, soit une progression de près de 30 % en un an. Ils représentent désormais 17 % du marché, contre 20 % en France, aidés notamment par les dispositifs d’achat comme le bonus écologique et le leasing social, qui a permis à lui seul 50 000 nouvelles immatriculations en fin d’année.
Les constructeurs chinois tirent leur épingle du jeu : le groupe SAIC (via la marque MG) progresse de 34 % et intègre le top 10 européen. BYD, en forte croissance, triple ses ventes par rapport à 2024, surfant sur son récent titre de leader mondial de l’électrique. À l’inverse, Tesla recule de 38 % sur le Vieux Continent, tout en conservant un succès avec sa Model Y, toujours en tête des ventes électriques en Europe.
Les marques françaises en ordre dispersé
Du côté des constructeurs français, Renault tire son épingle du jeu grâce à la Renault 5, la Clio et la Dacia Sandero. Le groupe consolide sa troisième place sur le marché européen. Stellantis, en revanche, affiche un recul de ses ventes, notamment pour Peugeot et Citroën, tout en restant le deuxième groupe du continent. Le leader incontesté reste Volkswagen, qui a terminé 2025 en hausse sur presque toutes ses marques, à l’exception de Seat et Porsche.