La Compagnie des Alpes confirme la métamorphose du parc allemand Belantis, acquis au printemps, en premier parc Astérix hors de France. Cette transformation, réalisée en accord avec les éditions Albert René, devait s’étaler sur plusieurs années pour aboutir à un parc entièrement thématisé autour de l’univers des irréductibles Gaulois à l’horizon 2030-2031. Le groupe annonçait une première étape dès le printemps 2026 avec l’ouverture d’une zone consacrée à Idéfix, le chien d’Obélix, marquant le début d’un vaste chantier destiné à repositionner Belantis dans l’offre européenne de loisirs. Belantis, situé à proximité immédiate de Leipzig et bien relié à Dresde et Berlin, est présenté comme l’un des grands parcs de l’est du pays, avec plus de quatre-vingts hectares en pleine propriété. La Compagnie des Alpes estimait que ce site disposait du potentiel pour accueillir à terme près de neuf cent mille visiteurs par an. L’Allemagne figurait comme un terrain particulièrement favorable pour l’implantation d’une marque aussi connue qu’Astérix, le pays étant le deuxième marché mondial pour les albums de la bande dessinée, juste derrière la France, et le deuxième marché européen pour les parcs d’attractions.
Un développement international qui accompagne l’essor du parc français
Cette annonce intervenait alors que le parc Astérix en France engageait lui aussi un plan d’investissement ambitieux. Le site de Plailly, dans l’Oise, deuxième parc le plus visité du pays derrière Disneyland Paris avec près de trois millions de visiteurs sur la saison 2024-2025, visait à rejoindre le top cinq des parcs européens. La Compagnie des Alpes prévoyait pour cela près de deux cent cinquante millions d’euros d’investissements d’ici 2030, destinés à développer de nouvelles attractions et à renforcer l’offre d’hébergement et d’accueil. L’ouverture d’un parc Astérix en Allemagne constituait une première internationale pour la marque, dont l’expansion reposait sur une notoriété particulièrement forte outre-Rhin. La transformation graduelle de Belantis devait permettre une continuité d’exploitation tout en introduisant progressivement l’univers de Goscinny et Uderzo dans l’ensemble des attractions et des zones thématisées. Avec cette opération, la Compagnie des Alpes entendait installer l’identité d’Astérix comme pilier de son développement européen et capter une clientèle familiale déjà fortement attachée à l’univers gaulois.