Victoire judiciaire pour la liberté d’expression : l’Institut Iliade fait condamner la préfecture de police de Paris
Victoire judiciaire pour la liberté d’expression : l’Institut Iliade fait condamner la préfecture de police de Paris

C’est une décision qui fera date. L’Institut Iliade vient d’obtenir une victoire judiciaire décisive contre la préfecture de police de Paris. Le tribunal administratif a jugé illégale l’interdiction, décidée en mai 2023 par Laurent Nuñez, d’un colloque consacré à l’historien Dominique Venner, prix de l’Académie française.

Une censure d’État que la justice qualifie désormais d’injustifiée, disproportionnée et fondée sur… du vent.

Une censure fondée… sur des idées supposées

Le tribunal administratif (jugement n° 2316624 / 6-2 du 7 novembre 2025) a souligné l’absurdité même du raisonnement préfectoral : l’État avait interdit l’événement non pour prévenir un trouble avéré à l’ordre public, mais en anticipant les idées qui pourraient éventuellement être exprimées lors du colloque. Autrement dit, une censure préventive fondée sur un délit… imaginaire. Une logique de police de la pensée, où l’administration se permet d’interdire un rassemblement non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’elle fantasme qu’il pourrait être.

Plus encore, le tribunal rappelle que des thèmes régulièrement diabolisés par le pouvoir, comme la critique du « Grand Remplacement » ou la défense de la civilisation européenne, relèvent pleinement du champ de la liberté d’expression. Un désaveu cinglant pour la doctrine politique de ces interdictions.

Une jurisprudence qui fait sauter un verrou

L’État est condamné à verser 1 800 euros à l’Institut Iliade. Une somme symbolique (loin des 15 000 euros dépensés par l’association en frais de justice depuis trois ans), mais au-delà du volet financier, cette décision marque un tournant. Elle vient fragiliser tout le dispositif d’interdictions préventives fondées sur l’« ordre public immatériel », cette notion fourre-tout pour museler les voix jugées idéologiquement indésirables.

Alors que l’Institut Iliade poursuit en parallèle son combat contre la circulaire Darmanin devant le Conseil d’État, un premier verrou vient de sauter : la liberté d’expression ne se juge pas à l’intention supposée, mais aux faits.

Que retenir rapidement ?

C’est une décision qui fera date. L’Institut Iliade vient d’obtenir une victoire judiciaire décisive contre la préfecture de police de Paris. Le tribunal a

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