Masturbation dès 3 ans : la députée Anne Sicard dénonce la dérive du programme EVARS
Masturbation dès 3 ans : la députée Anne Sicard dénonce la dérive du programme EVARS

La polémique enfle autour du programme Evars après la diffusion d’une vidéo où une intervenante se présentant comme enseignante affirme qu’il serait « très chouette » d’encourager les enfants de 3 à 5 ans à « toucher leur corps » pour ressentir des « sensations agréables ». Des propos tenus dans le cadre de l’éducation à la vie affective et sexuelle, qui ont immédiatement provoqué la réaction outrée de la députée IDL du Val-d’Oise Anne Sicard, apparentée au RN, dénonçant une dérive préoccupante. L’élue accuse l’enseignante d’incitation à des comportements inappropriés sur mineurs et annonce saisir le procureur de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.

Une vidéo qui relance les critiques contre le programme Evars

L’élue juge ces déclarations « immondes » et potentiellement constitutives de « corruption de mineurs », un délit puni de lourdes peines lorsque commis dans un établissement scolaire. Anne Sicard réclame la suspension immédiate de l’enseignante ainsi qu’une enquête administrative. Elle estime que ces propos ne sont pas des maladresses individuelles mais la conséquence directe du programme Evars, entré en vigueur cette année dans toutes les écoles. Ce cadre éducatif, déjà contesté pour son approche du genre, son vocabulaire militant et sa philosophie jugée trop idéologique par ses opposants, est accusé par la députée d’ouvrir la porte à toutes les dérives woke. Selon elle, les propos de l’intervenante illustrent précisément les craintes exprimées depuis des mois par une partie du corps enseignant et des familles.

La vidéo montre également l’enseignante défendre l’idée d’aborder la question du genre très tôt, affirmant que les enfants seraient nombreux à « ne pas se sentir bien dans leur genre », et qualifiant d’homophobie ou de transphobie les critiques exprimées par des parents inquiets. Autant d’arguments qui ont renforcé la détermination de la députée Anne Sicard, qui appelle désormais le ministre de l’Éducation nationale à suspendre non seulement l’intervenante, mais aussi le programme Evars dans son ensemble, estimant que ces séances exposent les plus jeunes à des messages inadaptés et dépassent largement le cadre pédagogique.

En parallèle, une pétition a été lancée pour demander la suspension du programme, tandis que certains syndicats enseignants rappellent de leur côté que le texte censé guider ces séances ne prévoit aucun enseignement de la sexualité à l’école maternelle. Anne Sicard assume son offensive, persuadée que seule une réaction ferme permettra d’éviter que de telles dérives ne se reproduisent.

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