L’enseigne de bricolage Leroy Merlin est au cœur d’une vive polémique après avoir annoncé le retrait de ses publicités du média Frontières, sous la pression du collectif Sleeping Giants France et d’élus de la France Insoumise. Cette décision suscite des appels au boycott et des critiques virulentes, certains dénonçant une forme de capitulation face à des militants d’extrême gauche.
Une campagne ciblée par le collectif Sleeping Giants
Le retrait publicitaire fait suite à une campagne menée par Sleeping Giants France, qui accuse Frontières de diffuser des contenus jugés politiquement extrêmes. Le collectif, actif sur les réseaux sociaux, a publié des captures d’écran montrant des annonces Leroy Merlin apparaître sur le site, tout en interpellant publiquement l’enseigne via X pour qu’elle cesse de financer ce média.
Au-delà des militants du collectif, des élus de LFI ont également pris part à l’opération, amplifiant la pression sur Leroy Merlin.
Leroy Merlin a répondu en expliquant que le site en question “a été immédiatement ajouté à [sa] liste de blocage publicitaire” et que la société “ne cautionne en aucun cas les propos tenus sur cette plateforme”.
Un acte peu courageux et qui montre une lâcheté étonnante de la part du géant du bricolage. Ne pas adhérer aux idées d’un média est une chose, mais céder à l’appel au boycott de Sleeping Giants, dont les méthodes totalitaires – qui rappellent les pires heures du fascisme – ne rend pas honneur à Leroy Merlin.
L’enseigne va-t-elle aussi, si on suit sa logique, continuer d’accepter l’argent de ses clients qui n’auraient pas d’assez bonnes valeurs pour elle ? Rien n’est moins sûr…
