Le préfet des Bouches-du-Rhône a saisi la justice à la suite des propos tenus par Sébastien Delogu, député La France Insoumise et candidat à la mairie de Marseille, qui a affirmé lors de son meeting que « la police tue ». Ces déclarations ont été qualifiées de diffamation publique envers un corps constitué ou une administration publique. La procédure, déclenchée sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, vise à déterminer si ces propos portent atteinte à l’image et à l’intégrité des forces de police et de gendarmerie.
Des propos polémiques
Lors de cette intervention, Sébastien Delogu a pris la parole après la militante Assa Traoré, évoquant l’histoire de son frère et déclarant : « la police a tué son frère, donc il ne faut pas l’oublier ». Ces propos, prononcés devant un public lors du lancement de sa campagne, ont immédiatement suscité une vague de réactions politiques et médiatiques, certains dénonçant une accusation grave et publique contre les forces de l’ordre.
Sébastien Delogu, adepte de la provocation
Sébastien Delogu n’en est pas à sa première polémique. Déjà sanctionné par l’Assemblée nationale pour avoir brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle, il avait été suspendu quinze jours pour cette action. Plus récemment, il a été condamné pour violences aggravées à l’encontre de deux membres de l’Éducation nationale, une décision qu’il a contestée en appel.
Pour rappel, Sébastien Delogu a officiellement lancé sa campagne pour les élections municipales de Marseille…