«Je m’excuse. C’est idiot que j’ai fait.» Le procès de l’agresseur de Jordan Bardella renvoyé au 9 janvier. (AP)
«Je m’excuse. C’est idiot que j’ai fait.» Le procès de l’agresseur de Jordan Bardella renvoyé au 9 janvier. (AP)

Le tribunal correctionnel de Montauban a décidé ce mardi de reporter au 9 janvier le procès de l’homme de 74 ans accusé d’avoir écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella lors d’une séance de dédicace à Moissac, samedi dernier. L’auteur, déjà condamné en 2022 pour un geste similaire visant Éric Zemmour, devait initialement être jugé en comparution immédiate. Il a demandé un délai pour préparer sa défense, ce qui a été accepté par le tribunal.

En attendant l’audience, le septuagénaire reste sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit de contacter Jordan Bardella et de se rendre à toute réunion publique du Rassemblement national. Ces mesures avaient été demandées par le parquet et l’avocat du président du RN afin d’assurer la sécurité et de maintenir un cadre légal strict.

« Je m’excuse auprès de Monsieur Bardella. C’est un geste idiot que j’ai fait. »

Lors de l’audience, le prévenu a présenté des excuses en déclarant : « Je m’excuse auprès de Monsieur Bardella. C’est un geste idiot que j’ai fait. » Son avocate a souligné l’impact médiatique et social de l’affaire, parlant d’une « hystérie collective » qui rendait difficile une plaidoirie sereine. Elle a précisé que l’acte visait à « éveiller les consciences ».

L’agression s’est produite alors que Jordan Bardella se trouvait dans une file d’attente pour présenter son livre. L’homme, retraité, a porté le coup en écrasant un œuf sur sa tête. Il a été immédiatement interpellé et placé en garde à vue pour « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité ».

Ce geste n’est pas inédit pour le prévenu. En juillet 2022, il avait été condamné pour avoir commis la même action à l’encontre d’Éric Zemmour, alors candidat à la présidentielle, pour laquelle il avait écopé d’une amende de 500 euros avec sursis.

Le parquet avait demandé son placement en détention provisoire, considérant l’acte prémédité et dangereux. Toutefois, le juge des libertés et de la détention a refusé cette mesure, estimant que le contrôle judiciaire en place était suffisant. À l’issue de l’audience, l’avocat de Jordan Bardella a exprimé son regret, estimant que cette décision envoyait un « mauvais message » face à une violence dirigée contre un représentant politique.

Le procès du septuagénaire devrait désormais se tenir le 9 janvier, offrant au tribunal le temps d’examiner le dossier et permettant au prévenu de préparer sa défense dans des conditions complètes.

Partager