L’entrepreneur Éric Larchevêque, cofondateur de la licorne française Ledger, sort du silence et veut désormais « agir plutôt que subir ». Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, celui qui figure parmi les 500 personnalités les plus riches de France annonce le lancement d’une « alternative radicale entrepreneuriale », présentée le 24 novembre prochain à Paris. Une initiative qu’il décrit comme une réponse à « la gabegie de nos gouvernements » et à « la dégradation continue de la situation économique mondiale ».
Un appel à la liberté contre l’État obèse
« Il m’est devenu impossible de rester spectateur », écrit-il, fustigeant l’endettement public et la perte de confiance des créateurs de valeur. « Voir les entrepreneurs, les créateurs et tous ceux qui défendent la responsabilité individuelle perdre confiance dans l’avenir a fait renaître en moi cette envie d’agir. » L’ancien dirigeant, qui avait quitté Ledger il y a cinq ans pour une « slow life » faite d’investissements et d’initiatives locales, veut désormais « réinventer la notion même de société » autour de la liberté individuelle et de la responsabilité.
Son discours tranche avec la résignation ambiante du monde économique français. En septembre, Larchevêque s’était déjà illustré par sa virulente opposition à la taxe Zucman, jugée « suicidaire pour l’attractivité du pays ». « Il n’existe plus de droite libérale en France », affirmait-il alors, accusant la gauche d’avoir « fait oublier le débat sur la maîtrise d’un budget étatique obèse pour pointer du doigt un ennemi commode : les riches ».
S’il n’a encore rien révélé du contenu concret de son initiative, l’entrepreneur promet un événement « immersif » diffusé en direct le 24 novembre. Sous la bannière « Extra Rempublicam », Éric Larchevêque entend rallier ceux qui, comme lui, croient encore à la richesse produite plutôt qu’à celle redistribuée.