L’ancien ministre du Logement et actuel député Renaissance Guillaume Kasbarian a annoncé avoir déposé plainte ce lundi après avoir reçu une série de menaces de mort sur les réseaux sociaux et par mail. Depuis une semaine, l’élu d’Eure-et-Loir fait l’objet d’insultes et de messages violents après s’être félicité du doublement des expulsions locatives en 2024, facilitées par la loi dite « anti-squat » dont il est à l’origine. Selon son entourage, il a recensé plus d’une vingtaine de menaces explicites.
Une loi qui continue de diviser profondément
Guillaume Kasbarian défend sa position comme une réponse nécessaire à la protection du droit de propriété. Il assume publiquement avoir soutenu une politique plus ferme envers les occupations illégales de logements, et affirme que ces menaces n’altèreront pas sa détermination. Sur X, il a écrit : « Aucune menace ne m’empêchera d’exprimer mes idées. Nous ne lâcherons rien. » Ces déclarations, très relayées, ont provoqué une forte polarisation des réactions.
Parallèlement, l’ancien ministre est critiqué par une partie de la gauche qui dénonce une approche jugée « brutale » et « idéologique » du logement. Sa proximité affichée avec le président argentin Javier Milei, figure du libéralisme radical, nourrit également les attaques contre lui. Kasbarian estime que ces réactions s’inscrivent dans un climat politique où les réseaux sociaux servent de caisse de résonance à des « déchaînements collectifs numériques ».
Pour l’heure, une enquête doit déterminer l’origine des messages et leurs auteurs. L’élu assure qu’il n’entend pas se placer en victime, mais souhaite que la justice fasse son travail, rappelant que la menace contre un représentant de la Nation constitue une infraction pénale grave.