Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il s’entretiendrait ce mardi avec son homologue russe Vladimir Poutine dans le cadre des efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Depuis l’avion présidentiel, Trump a évoqué des discussions avancées sur des « partages de certains avoirs », incluant des « terres » et des « centrales électriques », laissant entrevoir un possible accord territorial.
Washington, Moscou et Kiev semblent prêts à explorer une issue au conflit, bien que les exigences russes restent maximales. Le Kremlin demande que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, cède cinq régions annexées et accepte une neutralité garantie par un accord international. Un projet de trêve de 30 jours a été proposé par la Russie et validé par Kiev, mais Moscou exige des « garanties de sécurité irréprochables » avant toute acceptation.
Parallèlement, plusieurs pays européens, sous l’impulsion de la France et du Royaume-Uni, envisagent la création d’une coalition capable de déployer des forces en Ukraine pour garantir un cessez-le-feu et dissuader une nouvelle offensive russe. Une initiative catégoriquement rejetée par Moscou, qui la perçoit comme une provocation susceptible d’aggraver les tensions.
Le sommet virtuel de Londres, réunissant une trentaine de dirigeants occidentaux, a intensifié la pression diplomatique sur la Russie pour qu’elle engage des négociations sérieuses. La balle est désormais dans le camp du Kremlin, qui devra répondre aux propositions américaines et européennes, tout en maintenant ses exigences stratégiques.