Nouveau revers pour le gouvernement dans l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2027. Ce mercredi 14 octobre, les députés de la commission des affaires sociales ont adopté un amendement de la Droite républicaine supprimant une disposition qui devait réduire certains allègements de cotisations patronales. Selon les estimations gouvernementales, cette mesure aurait rapporté 3,7 milliards d’euros à la Sécurité sociale. Un vote vivement critiqué par les socialistes, qui dénoncent un choix favorable aux entreprises au détriment des finances sociales.
La disposition contestée figurait dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté par le gouvernement. Elle visait à modifier certains mécanismes d’exonération de cotisations patronales, afin de dégager de nouvelles recettes dans un contexte de déficit important des comptes sociaux.
La droite défend le coût du travail, le PS dénonce une perte de recettes
La députée LR Justine Gruet a défendu la suppression de cette mesure, estimant qu’une réduction des allègements de cotisations risquait d’augmenter le coût du travail pour les entreprises. Selon cette approche, une hausse des charges patronales pourrait peser sur l’emploi, les recrutements et la compétitivité économique.
La réaction des socialistes a été particulièrement sévère. Sandrine Runel a qualifié la décision de « consternante », considérant que la suppression de cette recette fragiliserait davantage le financement de la Sécurité sociale. Le PS conteste une orientation qui consiste, selon lui, à demander des efforts aux retraités et aux assurés tout en préservant certains avantages accordés aux entreprises.
Le vote a également provoqué des divergences au sein du bloc central. Nicolas Turquois, député MoDem, a critiqué la disparition de ces recettes, tandis que plusieurs élus Renaissance ont soutenu l’amendement présenté par la droite.

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